X AVANT-PROPOS
choat pas directement ; n'allez pas leur demander sartoat une action énergique, vous n'en pourriez rien obtenir. Ils semblent vraiment ne pas comprendre que la loi du travail, surtout à une époque démocratique comme la nôtre, s'impose chaque jour plus lourdement aux privilégiés *. >
Ainsi parlait M. Georges Blondel, le 26 décembre 1899, dans une conférence au collège Notre- Dame à Tournai.
Je n'ose décider si le « signalement » qu'il donnait ainsi demeure exact.
On. a beaucoup agi, depuis lors, pour provoquer unerésipiscence ; il put sembler, même, qu'au moment où de bons conseillers la souhaitaient, d'impérieuses circonstances la commandaient : il y a des maîtres qui parfois sont mieux écoutés que les hommes ; ce sont les faits.
On a beaucoup tenté, au cours des récentes années, pour instruire, pour éclairer, pour munir d'idées nettes et d'informations précises, tous ceux et toutes celles qui voulaient regagner le temps perdu par leurs familles, le temps perdu par eux-mêmes : le succès d'une collection de tracts comme celle que publie à Reims l'admirable initiative de V Action populaire atteste qu'aux bonnes volontés qui s'éveillent ne font défaut, à l'avenir, ni les impulsions ni les renseignements.
1. La. Question sociale, confércnco faite au collège Notre- Dame à Tournai par M. Georges Blondel. (Tournai, Gasterman.)