Paris, Lecofifre, 1905 et
2. Nous voulons signaler à cet égard la déclaration qu*ont publiée en janvier 1907 les catholiques sociaux au sujet de la loi du repos hebdomadaire : « VUnion des catholiques sociauXj voulant affirmer la haute portée morale, sociale et économique du précepte biblique et évangélique du repos hebdomadaire : reconnaissant que la loi impérieuse du travail a toujours compris et impliqué la loi complémentaire de la limitation du travail; convaincue que la sauvegarde de la dignité de la personne humaine, Tentretien des forces physiques individuelles, le maintien et la consécration de la vie familiale, le libre développement pour chacun de la vie civique, intellec-
« C'est bien pour nous le moment, écrit l'un de nos € jeunes », de poser notre idéal, de le poser en pleine lumière afin que tous le voient et que Ton ne puisse plus accuser les catholiques de préoccupations égoïstes et de partis pris rétrogrades. Le présent nous est fermé : pourquoi nous en plaindre si cela nous permet de mieux préparer l'avenir *■ ? »
C'est M. Henri Bazire qui parle ainsi : sa précoce expérience est à retenir.
Non certes, les catholiques n'ont point à se plaindre.
En voyant des majorités antichrétiennes travailler, sans le savoir, à la réalisation sociale de certains desiderata chrétiens, les catholiques ne doivent point se scandaliser, ils doivent s'humilier, se mûrir, se réjouir.
S'humilier, pour que Dieu les juge ou les rende de plus en plus dignes d'être un jour préposés par le peuple au soin de l'intérêt commun.
Se mûrir, parce qu'à l'époque où ils seraient redevenus quelque chose dans l'Etat, Dieu compterait sur eux, absolument, pour la dure et belle mission de réaliser, môme au prix de sacrifices personnels, l'exigeante idée de fraternité.
Se réjouir enfin, parce qu'aux heures où les hommes du dehors, se rencontrant avec le programme catholique social, font à leur insu l'œuvre de Dieu, ces hommes, peut-être, se prédisposent par là môme à connattre Dieu : Qai facit veritatem, venit ad lucem,
tuelle et religieuse, requièrent un jour hebdomadaire de repos qui soit le même pour tous et, par suite, postulent la régulière observation du dimanche ; invite les catholiques à collaborer avec leur bonne volonté à l'application immédiate de la loi du 13 juillet 1906, ainsi qu'à la généralisation progressive de ses prescriptions, et leur demande de réaliser l'adaptation graduelle de nos mœurs à cette règle essentielle et vitale d'un ordre social et économique conforme aux principes chrétiens. » 1. Association catholique, 15 janvier 1905, p. 15-16.