A LA FIN DE L^ANCIEN REGIME
mières assurances contre Tincendie '. Le faslueui: et étincelant spectacle de certains prélats de cour ne doit pas reléguer dans une ingrate pénombre ces tentatives philanthropiques de notre ancien épiscopat. Âînsi se joignaient aux conseils d'eo haut les exemples d'en haut, pour inciter les curés à se préoccuper d'oeuvres économiques et à se comporter, suivant la langue du temps, en « amis de Thumanité ».
La voix du roi et certaines voix populaires, à la veille de la Révolution, s'unirent en une sorte de con* cert spontané pour célébrer la bonne volonté du clergé rural. Dans le « règlement fait par le roi pour l'exécution des lettres de convocation du 24 janvier 1789 », il est dit que Sa Majesté « aspire à avoir une sorte de communication avec tous les habitants de son royaume, à se rapprocher de leurs besoins et de leurs vœux d'une manière plus sûre et plus immédiate : » aussi appelle-t-Ëlle aux assemblées du clergé « tous les bons et utiles pasteurs qui s'occupent de près et journellement de l'indigence et de l'assistance du peuple et qui connaissent plus intimement ses maux et ses appréhensions ^ » Les cahiers de certains villages '
1. Sicard, op. ci^.,p. 482,483 et 476. € On a mémo pu se demander, écrit Tabbé Sicard (p. 480), si la première idée des ateliers de charité, généralement attribuée à Turgot, n'appartiendrait pas à Barrai, évéque de Castres > ; et Tabbé Sicard rappelle aussi les initiatives de Mgr de Luynes élevant à Bayeux une manufacture de dentelles ; de Mgr de Bourdeilles essayant à Soissons, dans des ateliers de charité, la filature de la laine et du coton, le tissage des gazes, le polissage des glaces ; de Mgr Talaru de Chalmazel, évéque de Goutances, fondant des tissages pour 600 ouvriers.