‹ Autour du catholicisme socialChapitre 18 sur 38 · LA GENKSE DUNE AME D APOTRE I · texte numérisé non relu

LA GENKSE DUNE AME D APOTRE I

l'avaient réhabilité, ainsi Mademoiselle de Xainctonge avait voulu réhabiliter, dans la Franche-Comté, les fonctions de l'enseignement primaire des filles, en montrant qu'un ordre religieux ne se jugeait point indigne de cet office. Rien de ce qui est humain n'est étranger à l'Eglise ; et l'on voit au cours de son histoire un certain nombre d'emplois de l'activité humaine, méprisés par le monde comme de viles besognes, sanctifiés d'abord par l'audacieuse compromission de certaines âmes chrétiennes, et finissant par recevoir de l'Eglise les suprêmes lettres de noblesse. Ce sont ces lettres de noblesse que présentement la piété des Ursulines de Dole désire obtenir pour la devancière de la gratuité scolaire. Par la volonté de ses arrière-petites-filles, la « mère Anne » est livrée derechef à toutes les discussions des hommes ; mais c'est la sollicitude, aussi tendre qu'éclairée, de Mgr Marpot, évèque de Saint-Claude, qui préside aujourd'hui ces discussions ; et le procès qu'on entreprend au sujet de Mademoiselle de Xainctonge n'est plus celui de ses témérités, mais celui de sa sainteté (i).

(i) Publié dans la Reçue du Clergé Français du 15 décembre

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