PROLOGUE
der, et sprtout ce vieux ramolli de duc de GrençUe.., et cet affreux priacede Calabre, qui traîne partout, dans tous les coins, comme une petite loque défraîchie.
PAULETTE, narquoise. — Défraîchie est inutile, loque suffisait...
M. d' a,l aly. — Alors, au lieu de s'excuser. ..
PAULE T TE. 'tt S'excuser de quoi?
M. d'alaly. — ... Elleme répond : t Ah !
c'est comme ça!... Je me conduis tr.ès bien et vous me soupçonnez, vous me réprimandez, vous m'ennuyez tout le temps!.., Ah! vous me parlez de Gaillac, de Fryleuse, de Monlespan, du prince, du duc de Grenelle, et du reste... et vous savez bien qu'ils flirtent avec moi... innocemment... jusqu'à présent... Eh bien, vous allez voir !... » Je demande quoi ? elle se -met à rire, envoie chercher un fiacre, et y monte sous mon nez, en me criant : t J'y vais ! i
M. d'hautrftan. — Oûçà?...
M. d'alaly. — Je n'en sais rien... mais vous pensez bien que, depuis ce moment-là...
M. d'hautretan. — En effet... Voyons, Paulette... réponds?... Ton mari a le droit d'exiger de ta conduite une explication...
PAULETTE. — 3e vous Tai dit : elle est
inexplicable, ma conduite I... Enfin... si vous
y tenez... je veux bien vous raconter ce que
• j'ai fait... ça en vaut vraiment la peine I...
M. L^ XL XLY y la tête dans ses mains. — C'est affreux!...
PAULETTE. — Je suis douc partie, disposée à... mériter les reproches de mon mari... j'ai été chez un de ceux qu'il accusait... Oh! je n'ai eu que l'embarras du choix!., tous m'avaient suppliée de leur accorder des rendez-vous... et, naturellement, je faisais celle qui n'entend pas... mais j'entendais tout de même... heureusement!., puisque, — grâce
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à mon mari, — ça devait servir I,.. Quand je dis servir... enfin I...
M. n^HAUTRETAN. — Paulettel... je t'en prie... songe à ce que tu dis?...
PAULETTE. — J'y songe!... {Comme se parlant à elle-même.) Oui ! ça a été plus fort que moil...
M. d'alaly. — Ohl elle est cynique!...
M. d'hautretan. — Mais... mon enfant...
on se domine...
PAULETTE. — Pas moi !... Je ne peux pas!...
M. d'hautretan, à part. — C'est une vraie d'Hautretan!...
PAULETTE. — Ohl j'ai fait mon possible!... Je suis retournée cent fois ^ur mes pas, me raisonnant... me répétant que je n'étais pas la première dans cette situation là... qu'il fallait prendre sur moi...
M. d'hautretan. — Eh bien?
PAULETTE. — Eh bien, va te faire fiche !..
impossible, je n'ai pas pu !..•
(M. (TAlaly tombe anéanti sur un fauteuil.
Madame de ,Dourgar consternée y examine craintivement Paulette qui semble très calme) .
M. d'hautretan, ému. — Paillette!.., tu n'as pas l'air de te rendre compte...
C'est grave, très grave... .
PAULETTE. — Parbleu! je le sais bien, que c'est grave! C'est même très embêtant!
MADAME DE DOURGAR. -— Ah! tu regrettes?...
PAULETTE. — Ah ! je t'en réponds !...
M. d'à L AL Y, menaçarit^mais relativement satisfait de ce regret. — Chez qui êtes-vous allée?...
M. D'HAUTRETAN,s'into7905aw<. — Mais...
il serait préférable... Tout à l'heure... quand vous sere^ plus calme...
M. d'alaly, le repoussant. — Non... je