I. Sur un Départ, (id, f
Cher Tircis, objet de ma flame, C'en est fait, tu quittes ces lieux.
Le sort t'esloigne de mes yeux, Mais hélas! rien ne peut t'esloigner de mon ame.
Malgré l'effort des Destinées, Tu verras mon fidelle cœur Suivre son illustre vainqueur Jusqu'à ce que la Parque ayt tranché mes années.
Mais ma vertu semble offensée De me voir pousser des soupirs.
Vertu ! pardonne a mes désirs !
Si je suis mon Tircis, ce n'est que de pensée.
Il est vrai ! Je me précipite Dans un trop amoureux transport ; Mais je suis proche de la mort, Et, quand nous expirons, notre raison nous quitte.
386 AUTOUR DU XVIIe SIÈCLE