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Dans notre province, il y en a qui veulent entraver la liberté de l'Eglise, essayer de persuader le peuple que les évêques et les prêtres sont des tyrans, qu'ils n'ont rien à voir dans l'éducation des enfants etc., etc. Ce sont des idées fausses, des principes mauvais qu'il faut combattre.
C’est une question de vie ou de mort. Peu importe le nom de Pierre ou de Jacques qui soutient ces idées-là, que celui-ci ou celui là se dise catholique ou non, dès qu'il cherche à répandre une erreur— même à son insu—il est du devoir d’un soldat cathelique d'arrêter dans la mesure de ses forces, la diffusion de cette dangereuse doctrine.
Pour arriver à ce but; j'écris des livres pour être lus du peuple, de ce peuple dont je connais le langage, qui me comprend et me lit. Je tâche d'éviter les fautes 4e grammaire. Quant à la rhétorique, j'avoue qu'elle a des lois qui me trouvent assez indifférent, sans que je les
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méprise aucunement; mails je veux être compris de vous tous, chers lecteurs, et je ue rêve d'autre gloire pour mes livres, que celle d'être placés ‘sur les tablettes de votre armoire.”
Un français littérateur qui ne connaît pas le langage canadien, m'écrit qu'il a lu mon livre d'a seul trait. Un autre me dit de continuer à écrire: continuez à faire des phrases que le peuple trouve belles, que ce soit là votre ambition ; il y a trois siècles que les écrivains catholiques auraient dû consulter le goût du peuple avant d'écrire. Les hâbleurs .de tribune ont su parler son langage et l’ont maintenant à leur service.
Dans tous les cas ma ligne de conduite est toute tracée par une autorité plus haute, beaucoup plus haute que celle de
tous ces écrivains, dans une lettre du vingt.
novembre... ‘Vous vous êtes crée là une spécialité vraiment digne de votre vocation de missionnaire. Vous prêchez
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par la plume les pauvres et les simples, vous les mettez en garde contre les faux prophètes, les fauteurs de mensonges et les ennemis de l'Eglise ; vous les affermissez dans Jeur foi et dans la fidélité aux traditions catholiques qui font l'honneur
du Canada... continuez à écrire de la sorte et comptez sur la reconnaissance des gens de bien...” Ceci me suffit. Cet
écrit sera ma consolation et ma force dans les moments de persécution.
Dans cette cinquième mine, je viens, amis lecteurs, vous demander de vous ranger autour du drapeau de la foi et de la discipline catholiques. Dans notre pays, la foi est vivace chez nos habitants et artisans,mais beaucoup veulent briser lelien de la discipline chrétienne, sans laquelle pourtant, il nous est impossible d’être disciples de Jésus-Christ. Que Dieu me soit en aide !!
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