L'ÉGLISE ET LE PROGRÈS MORAL
Maintenant, mes chers amis, nous allons voir ce que l'Église a fait au point de vue des mœurs.
Quand Jésus apparut sur la terre, le monde était bien triste à voir. La femme, aujourd'hui la reine de la famille, était non pas la compagne, mais l’esclave de l'homme, une chose (xes) comme toute autre chose mobilière qui était la propriété de l’homme.
L'enfant qui venait au monde était à la discrétion de son père. À Rome, alors la nation la plus puissante du monde, quand un enfant venait de naître, si son père le prenait dans ses bras, il montrait par là qu'il voulait lui conserver la vie; s’il le jetait par terre, on tuait l'enfant et on le jetait dans le fleuve avec les immondices.
Les esclaves comprenaient au moins les trois quartsdu genre humain. Un propriétaire tuait son esclave avec la même hberté qu’il tuait un animal, c'était dans les mœurs. Tristes mœurs, n'est-ce pas ?
Tout à coup, une voix se fait entendre sur une montagne de la Judée!‘ Bienheureux les pauvres.” Or, les pauvres alors, c'était presque tout le genre humain.
Vous reconnaissez, mes bons lecteurs, la voix de Celui qui prononce ces paroles :
c'est la voix de Jésus qui vient réformer les mœurs du monde. Il choisit douze pauvres qui auront mission de continuer son œuvre. Ces apôtres, ces prêtres de
Jésus se répandront partout dans le monde. Ils prêcheront l'amour du prochain, l'unité et l'indissolubilité du mariage. Ils rendront à la femme sa dignité et lui assigneront une place d'honneur et de respect au foyer de la famille. Ils protégeront l'enfant en disant: Tu ne tueras pas.” Ils diront aux riches de faire l'aumône aux pauvres qui sont leurs frères, et à ceux-ci de respecter la propriété des riches. En un mot, ils changeront la face du monde.
Pour arriver à ce résultat, chers lecteurs, il en a coûté bien du sang à l'Eglise de Dieu. Bien des papes, des évêques, des prêtres, des fidèles ont subi la mort On peut suivre l'Eglise, dit un écrivain, au sillon de sang qu’elle a tracé à travers les siècles pour relever le genre humain de l’état d’abaissement où l'avait plongé le péché.
Avant Notre-Seigneur, il n’y avait que l'intérêt qui fût le mobile des actions.
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Les pauvres vieillards, les infirmes, les esclaves malades, les enfants difformes étaient tués sans merci ou abandonnés à leur triste sort.
Depuis que Son Eglise a été fondée, il s’est produit une complète transformation.
Maintenant, tous les êtres souffreteux de l’humanité ont du bon pain à manger et de bons lits pour se reposer. Au temps du paganisme, l’immoralité était si grande, qu'il y avait des dieux et des déesses pour protéger tous les vices, le voleur rendait hommage à tel dieu et le libertin, à telle déesse.
Le lys de la chasteté, ne fleurissait pas sur la terre. Par respect pour mes lecteurs, je ne lèverai pas le voile qui dérobe à nos regards toutes les turpitudes du monde païen pour lequel “ tout était dieu excepté Dieu lui-même; ” qu'il me suffise de dire que la virginité était inconnue— et que les païens avaient un jour qui correspond à notre vendredi, où ils adoraient
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une déesse dans les temples de laquelle les flots de la population entière se précipitaient pour se livrer aux orgies les plus infâmes.
Depuis que Jésus a paru dans le monde, que s’est-il passé? Les dieux et déesses qui représentaient les vices sont tombés de leuts faux autels, et la croix, signe de ralliement pour tous les cœurs généreux, pour tous les sacrifices et dévoüments, a jeté son ombre protectrice sur le monde.
Des millions de vierges et de martyrs ont surgi du pied de la croix pour rendre hommage à la vertu que Jésus avait enfantée dans le sang du Calvaire.
Mais pourquoi aller si loin? Mes chers lecteurs, regardez autour de vous et ditesmoi lesquels sont les plus vertueux ?
Sont-ce ceux qui écoutent l'Eglise ou ceux qui s’en moquent? Ecoutez ce que vous disent vos prêtres, et il n y aura parmi vous, ni Voleurs, ni meurtriers, ni ivrognes, ni libertins, ni blasphémateurs.
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Ecoutez l'Eglise et nous pourrons démolir les prisons. .
Que deviennent ceux qui ne veulent plus rentrer dans les églises? qui ne veulent plus écouter ni prêtre, ni évéque? Comme la réponse est sous vos yeux tous les jours, je n’ai pas besoin de vous la donner. ®
Avant de terminer, remarquons bien une chose : les peuples qui ne veulent pas se ranger sous le drapeau de l'Eglise de- vront y venir ou périr: pas de milieu.
Car la société est composée de familles et il n’y a que l'Eglise catholique qui protège efficacement la famille. Chez elle, le mariage est indissoluble: “Quand on se marie, c’est pour toujours,” suivant le proverbe canadien; et la vie de l'enfant appartient à Dieu. Voilà pourquoi les familles où se conservent les traditions catholiques sont généralement si nombreuses, tandis que les autres, comme nous le voyons chez nos voisins, disparaissent.