DEUXIÈME PARTIE
I. — V échange. — Ce qu'était l'échange à la naissance des sociétés. — Les résultats de l'échange. — Le fabricant d'épingles. — Mécanisme de l'échange. - Une page de Bastiat. — L'intérêt personnel est le motif de l'échange . — L'échange au point de vue moral. — L'homme seul échange. — Les castors et les fourmis. — L'échange est inhérent à la race humaine. — Le roman de Daniel de Foë. — Les bornes de l'échange. — Il se multiplie à mesure que les hommes se rapprochent. — Lois auxquelles il obéit et instruments dont il-se sert 5G
II . — La valeur et le prix. — La valeur varie suivant certaines conditions. — Le produit d'un hectare de terre. — Différence entre le manœuvre et le sculpteur. — Le talent est une mesure de la valeur. — Le prix d'une toile de Murillo. — La valeur des choses ne se mesure pas uniquement par leur utilité. — Les diamants. — Ce qu'a coûté le régent : 71
III. — Rapport entre l'offre et la demande. — Le commencement et la fin d'un marché. — Une botte d'asperges. — Les objets de consommation pendant le siège de Paris. — Des étrennes originales. — Prix au moyen âge. — Influence de la civilisation. — Le rôle des machines dans la détermination dés prix. — Le drap sous Louis XIV. — L'abaissement. des prix étend la consommation. — Le prix et la valeur obéissent aux lois naturelles. . . 78
IV. — La monnaie est un moyen d'échange. — La valeur d'un pantalon. — Difficultés des transactions. —Les peuples primitifs. — Les boeufs d'Homère. — Les besoins du commerce font rechercher une monnaie invariable. — Les métaux servent d'instrument d'échange. — Un peuple de l'archipel de Cook. — Prix d'un
concert. — Dix dindons pour une romance. — La galanterie d'un roi sauvage. — Inconvénients des payements en nature 85
V. — Histoire de la monnaie. — Les métaux précieux. — Le coin. — On n'augmente pas arbitrairement la valeur de la monnaie. — Les faux monnayeurs. — La diversité des monnaies. — Le franc est l'unité monétaire de la France. — Quelles sont les pièces de monnaie qui circulent en France? — Quantités de métaux précieux qui existent dans le monde. — La découverte des mines de la Californie et de l'Australie. — La monnaie en Europe. — La richesse monétaire jie la France 93
VI. — La puissance et les attraits du billet de banque. — Son rôle. — Il repose sur la confiance. — Ses avantages. — Papier-monnaie. — On n'augmente pas la richesse du pays en émettant arbitrairement des billets de banque. — Le premier billet de banque. — L'Écossais Law et son système. — Les ruines du système. — La Caisse d'escompte. — Une galanterie de M. de Galonné. — Les assignats. — Ce que coûtait une paire de souliers en 1795. . . 101
VII. — Le billet de banque actuel. — Le premier consul et la Banque de France. — Les crises. — Cours, forcé et cours légal. — Différence entre le cours forcé et la monnaie de papier. — Gros billets et petites coupures. — Solidité du billet de la Banque de France. — De nos jours, le billet de banque est démocratisé. — Le soleil luit pour tout le monde. — Fabrication du billet de banque. — Son état civil. — Sa naissance et sa mort. — Les aventures d'un billet de banque. — Les billets avariés. — Leur remboursement exige certaines conditions 107
VIII. —Les billets faux. — Difficulté d'imiter le billet de la Banque de France. — Les faussaires* — Un exploit de Vidocq. — Le contrefacteur de la rue de Cléry. — Giraud de Gatebourse. — Le train de vie d'un faussaire. — Histoire d'un déporté. — Un forçat dévoré par les crabes. — La Banque n'est pas obligée de rembourser les billets faux. — Mille baisers. — A qui appartiennent les billets perdus ^.. - 115
IX. — A propos de la confection d'un livre. — Le crédit. — Définition de ce terme. — Le crédit est le lien qui rapproche le capital et le travail. — Erreur commune. — Le crédit ne multiplie pas les capitaux. — Son office est de rétablir la circulation du capital. — Il suppose l'existence de la monnaie.— Mécanisme du crédit. - Il accroît la richesse et favorise le développement du travail. — Le crédit repose sur la confiance. — Un conseil de Franklin. — Le
papier de crédit. — Le billet à ordre et la lettre de change. — Services rendus par la lettre de change. — Différence qu'elle présente avec lu billet à ordre. — Origine de la lettre de change. — Le rôle des effets de commerce. — Un mémoire de Turgot * 123
X. — Avantages du crédit, — Se réduisent à quatre principaux. — Économie du numéraire. — Évaluation du frai ou usure des monnaies. — Le crédit empêche le chômage des capitaux. — Sans lui, la circulation des produits s'arrêterait. — Exemple du marchand de draps et du tailleur. — Métaphore hardie d'Adam Smith. — Le chemin dans les airs. — Cette comparaison peut s'appliquer parfaitement au crédit. — Le crédit féconde les grandes entreprises. — Comment se sont construits les chemins de fer. — La première voie ferrée en France. — Nombre de kilomètres de notre réseau. — L'isthme de Suez. — Avantages de cette entreprise pour le commerce de l'Europe. — Rapport •d'une chambre de commerce. — Le crédit favorise l'épargne. — Les souscriptions publiques 136
XL — Le crédit ne peut se développer qu'en se spécialisant. — Les banquiers. — Leur rôle dans la distribution du crédit. — Ce qu'était la banque chez les anciens. — Les trapezitse. — Origines de la banque moderne. — Les obligations des croisés au moyen âge. — Les càmbiatwi. — Les banques de dépôts et les banques descompte et de circulation. — L'association des capitaux donne à la banque une puissance considérable. — Conditions d'existence d'une banque. — Avantages qu'elle procure aux intérêts privés. — Les banques publiques. — La circulation des billets au porteur 152
XII. — Les banques publiques tendent à s'accroître. — La Banque d'Angleterre est établie en 169i. —Les plus célèbres établissements de banque du moyen âge. — Les opérations de la Banque d'Amsterdam. — Organisation de la Banque d'Angleterre. — Ses débuts. — Sir Robert Peel et le bill de 1844. — La Banque d'Angleterre est divisée en deux départements. — Le département des émissions. — Le département de la Banque. — Les jointstock Bancks. — Le nombre des banques en Angleterre. — La Banque de France. — La loi du 24 germinal an XI. — Régime de la Banque de France. — Le privilège d'émettre des billets au porteur. — Les succursales de la Banque. — Les opérations. — Services rendus par les banques publiques — Le Clearing- House. — Son origine. — Quel chiffre d'affaires il atteint en 1872 » 164
XIII. — La liberté du commerce est de droit naturel. — Le com-
merce dans l'antiquité. — Il est réserve aux esclaves. — Lee mœurs romaines. — Le four banal. — Les marchés. — La foire du Landit. — La hanse parisienne. — Les douanes intérieures. — Chaque province est fermée à toutes les autres. — « Laissez faire, laissez passer. » — Les accapareurs. — Quesnay et Turgot.
— La guerre des farines. — La Révolution et la liberté du commerce intérieur : . 182
XIV. — Le commerce international. — Ses avantages. — Dieu a créé la solidarité entre les hommes. — La liberté du commerce fait naître l'émulation. — Elle évite les disettes. — Cherté foisonne.
— Le commerce extérieur chez les anciens. — Les Phéniciens et les Égyptiens. — Indifférence des Romains pour toute espèce de trafic. — Ils se font approvisionner par les nations vaincues. — Venise veut percer l'isthme de Suez. — L'esprit de commerce et l'amour du lucre conduisent aux découvertes 191
XV. — Les prohibitions et le système mercantile. — La balance du commerce. — En quoi consiste cette erreur. — Ses effets, au point de vue social. — J.-B. Say condamne énergiquement les prohibitions. — Un exemple de Franklin. — Puissance de l'Espagne au seizième siècle. — Les mines du Pérou et du Mexique. — Les traités de commerce. — Leur influence sur les progrès de la richesse publique. — Richelieu entretient des consuls dans le Levant. — Les règlements de Colbert et l'organisation du
• protectionnisme 199
XVI. — Idées libérales du dix-huitième siècle en matière de commerce. — Vaines tentatives des économistes. — Le club de l'Entresol. — La Révolution de 1789 et la liberté commerciale. —Le blocus continental et ses effets. — La contrebande est la conséquence des prohibitions. — L'indépendance de l'étranger. — Ce qu'on entend par ce mot.* — Plaisante critique de l'orateur anglais Fox. — Valeur du commerce extérieur de la France à différentes époques. — Conséquences de la liberté du commerce. 207
XVII. — Ce qu'on entendait par péages. — Le povtorium des Romains. — La branchiete. — Le roi concède le droit de péage comme une marque de bienveillance et de reconnaissance. — Multiplicité des droits au neuvième siècle. — Le droit de travers. — Le passage des ponts. — La monnaie de singe. — Le caiage. — Les rivières et les fleuves grevés de péages spéciaux. — Les péages s'accroissent pendant le moyen âge 2!5
XVIII. — Tentatives de la royauté au seizième siècle pour diminuer le nombre des péages. Une ordonnance de François I er *
384 TABLE DES MATIÈKfiS.
— Les péages de la Loire . — Les communes se montrent plus libérales que les seigneurs en matière de commerce. — Les droits sur les vins à Paris. — Les règlements de Golbert. — Les péages en Anjou . — Ce que Colbert pensait des péages. — A sa mort les abus reparaissent. — L'agriculture est écrasée d'impôts. — Une peinture de la Bruyère. — Une réminiscence d'Henri IV. — La poule au pot. — La Révolution de 1789 abolit les péages 222
XIX. — Les salaires. — Le -salaire est la rémunération d'un service. — Son origine. — Il est réellement un progrès sur le passé. — Le salariat est la conséquence de la tendance de riiommc à la fixité. — Erreurs du socialisme. — Le salaire n'a pas rompu l'association du travail et du capital . — Le salaire obéit aux lois du travail. — Il est réglé par le rapport de l'offre et de la demande. — Influence de la population sur le taux des salaires. — Les démolitions de Paris. — Le ralentissement delà production détermine la variation des salaires 230
XX . — Le salaire réel et le salaire nominal. — Leur distinction. - — Les ouvriers en Amérique. — L'inégalité des salaires. — Elle
s'explique naturellement. — Elle est causée par plusieurs circonstances, telles que la difficulté du travail à exécuter, l'intelligence nécessaire pour l'accomplir. — Le mineur. — Les salaires se sont améliorés depuis deux siècles. — Une statistique.
— Un axiome de Malebranche 242