‹ Autour du lac [microforme]Chapitre 14 sur 49 · Grandes prairies · texte numérisé non relu

Grandes prairies

partout la terre rebondit sous les pieds des chevaux, comme si elle était en équilibre sur des tourbières immenses. Effectivement la couche solide n’est qu’absolument superficielle ; ie fond est marécageux partout. Ce qui est merveilleux, c'est la splendide végétation qui emplit ces solitudes. On le comprend pour les étangs, mais toutes les places solides sont également favorisées ; partout le sol se cache littéralement sous un tapis de plantes florissantes.

En Amérique, remarque M. Poussielgue dans son Voyage en Floride, les fleurs des prairies revêtent toutes les nuances du rouge, depuis le pourpre jusqu’au rose le plus tendre. En Europe, nous savons tous que la majorité des fleurs de nos prairies sont au contraire jaunes et blanches.

Non-seulement le sol est envahi par les herbes, mais de superbes plantes vivaces se présentent à chaque instant sous les pas de nos trois voyageurs. Ce sont des gentianes ‘ à fleurs roses en panicules, des lobélias* avec leurs

4, Chironia pulcherrima.

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