Lobelia cardinalis
7à LES DERNIERS PEAUX-ROUGES
grappes écarlates, des mauves ‘ poilues, dont les fleurs blanches montrent un cœur rouge; rouge encore, rouge partout, suivant la singulière remarque que nous rapportions tout à l'heure. Voici des pancratiers ?, dont les hautes tiges sont terminées par des fleurs rouges et blanches pointillées de noir, et répandant une suave odeur de vanille.
Mais ce qui donne aux Big-Prairies un aspect tout particulier, c’est l’herbe à soie *, qui couvre d'immenses espaces de terrain de ses graines à houppes iaineuses.
Nos trois voyageurs s’avancent sur leurs chevaux, dirigeant leur marche avec prudence parmi les flaques d’eau ; derrière eux venait un nègre péon conduisant un cheval de bât par la bride. Ils marchaient tous vers de basses dunes de sable blanc qui barraient la vue au delà des lacs. Plus ils approchaient, plus les pa/mettos, les pins rabougris, ‘°s orangers sauvages avec leurs aiguillons, etmille autres buissons épineux,