XIV. — LE VILLAGE ABANDONNÉ
D'après les estimations de Julien, la flottille avait parcouru une vingtaine de milles le long du rivage oriental, quand elle arriva devant une légère élévation dans le marais. Cette petite colline était couverte de bananiers, de papayers, de cannes à sucre balançant doucement leur feuillage ployant.
Au milieu des herbes se dressaient quelques vestiges de huttes sauvages... Deux petits villages temporaires étaient abandonnés, les maisons étaient effondrées et envahies par la puissante végétation des plantes du Swamp!. En approchant de ces traces de l’homme, on voyait des goyaves, qui poussaient avec assez d’abonnance, redevenues sauvages.