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Autour du mariage

Amis du fiancé, amies de la fiancée, invités, parents, personnages de distinction et autres.

Dans la bibliothèque, tendue ae vieilles tapisseries, ameublement sobre et sérieux. Sur une grande table Louis Xlil est placé le contrat, que tout le monde vient signer.

Le notaire. -~ Quarante-cinq ans. Grand, bien tourné. l'œil vif, le teint fleuri. Tenue extrêmement correcte, habit noir, culottes courtes; mollets superbes.

Un ami dk la maison.

Le clekc. — Trente ans. Maigre et pâle. Tenue convenabîs. Aspect effacé.

Mouvement continuel de va-et-vient dans la pièce.

L'ami, — Il est horriblement tard, on devrait bien expédier ça un peu lestement I...

Le notaire. — C'est qu'il y a tant de gens qui doivent signer et qui ne sont pas encore là...

L'ami, — C'est assommant!... (// baille.)

Le notaire. — Mais non... 11 y a beaucoup de monde élégant ; c'est un défilé assez amusant, au contraire; les temmes surtout. Je ne sais si vous l'avez remarqué comme moi, mais il y a ce soir un essaim de jolies fem;nes... elles viennent signer... c'est charmant 1

L'ami. — C'est monotone...

Le NOTAIRE, l'œil allumé. — Eh 1 ehl pas tant que vous le croyez... Etuuicz-moi cela de près... ou plutôt... de haut... Quand ces dames se penchent en rapprochant le coude du corps, le corsage s'entr'ouvre comme le calice d'une fleur... et l'on entrevoit des horizons... Ah! on plonge à des profondeurs...

Une dame extrêmement décolletée entre au bras d'un petit jeune homme et s'approche de la table. Le notaire se précipite et lui présente la plume, puis il suit les mouvements avec un vif intérêt. Le rorsage bâille à souhait, la dame signe et s'éloigne.

Le NOTAIRE, reprenant la conversation. — Ohl celle-là, était-elle assez outrageusement décolletée, hein?.,. C'est très amusant I Qu'en dites-vous?... Avez-vous bien vu?,.. Quant à moi...

LA SIGNATURE DU CONTRAT

Il parle à l'oreille de son interlocuteur et s'aperçoit tout à coup que l'ami est parti et qu'il raconte des gaudrioles à son clerc, qui écoute avec une respectueuse stupéfaction.

Dans la salle à manger. Près du buffet.

Monsieur d'Hautketan. — Cinquante ans. Très bien conservé, très beau encore.

Madame d'Hautretan. — Quarante ans. A été belle. Physio* nomie sévère. Bandeaux à la Vierge. Guirlande à la Cérès.

— Ma chère amie, il faudrait servir d^s choses plus solides.

— Mais pas encore, il n'est pas minuit.

— Qu'est-ce que ça fait ? On s'ennuie... Ce sera au moins une distraction; la question d'heure n'a rien d'absolu et...

— Je vous demande pardon, il ne sera dimanche qu'à minuit, et à cause du Carême...

— Le Carême!... En voilà bien d'une autre!... Il ne faut pas recevoir, dans ce cas; mais si on reçoit, que ce soit convenablement...

— Mais cependant...

— Laissez donc ! Alors il ne faut pas se marier, non plus... C'est défendu en Carême... comme un trop grand plaisij, et Dieu sait pourtant si... Ahl on voit bien que TÉglise n'a pas passé par là; sans

ça, loin de proscrire le mariage, elle l'ordonnerait comme mortification.

— Il est inutile de dire cela à Paulette...

— Absolument inutile... elle s'en apercevra^bien toute seule !...

Dans le petit salon.

Paulette. — Vingt ans. Pas régulièrement jolie, mais une frimousse chiffonnée et drôlette. Taille charmante. Cheveux d'un blond chaud. Grands yeux moqueurs. Bouche rieuse, beaucoup de fossettes. Rien dans les cheveux ; pas de bijoux.

Ses amies.

Une amie. — Ne crains-tu pas qu'on remarque ton absence ?...

Paulette. — Qui qa.> Maman? Elle a ce soir autre chose à faire que de s'occuper de moi, maman 1... Et papa, donc 1 pauvre papa! il ^ l'air tout ah-nri I

— Je ne parlais pas de ta mère... ni de ton père... Paulette. — De qui donc, alors .^

— Mais de M. d'Alaly, qui doit te chercher partout.

Paulette, ^wr/Tz^e. — Lui! ohl pourquoi? Il aura le temps de me voit tout à son aise après-demain...

LA SIGNATURE DU CONTRAT 5

Une amie mariée, riant. — Cette perspective ne semble pas l'impressionner, tu es calme. Paulette. — Est-ce que j'ai tort?

— Tort... non... pas précisément... les premiers jours sont généralement heureux... M. d'Alaly t'adore... et...

Paulette. — Oh!.c. il m'adore... il m'adore en homme du monde...

— Dame ! que voudrais-tu qu'il...

Paulette. — Mais je ne voudrais rien, je con

State seulement...

— Il est facile de voir qu'il est fou de toi... Paulette. — Assez pour que je sois sûre de le

mener comme je l'entendrai...

— Oh ! oh ! en es-tu si sûre que cela ?.,.

Paulette. — Absolument, sans cela je ne l'épouserais pas ; Je me marie pour avoir une existence agréable... pas pour autre chose 1...

Première amie, — Mais ton fiancé estcharmant...

Paulette. — Charmant... si tu veux! Mais ce n'est pas une raison pour me laisser tyranniser par lui...

— Tyranniser! Quel vilain mot ! Ce doit être si doux, au contraire, d'obéir à quelqu'un qu'on aime !...

Paulette. — Pour toi qui es une nature poétique, peut-être*,, mais pour moi, obéir ne saurait être doux. Je ne me sens aucune vocation pour

l'obéissance passive, et je ne considère pas comme le plus grand des bonheurs de devenir la... chose d'un monsieur quelconque...

— Non pas d'un monsieur quelconque, mais de...

Paulette. — Allons donc ! Comme s'ils n'étaient cas tous « quelconques » au bout d'un temps plus )u moins long!

— Oh!

Paulette, — Aussi, vais-îe m'occuper de suite avec lui des choses sérieuses ; je réglerai l'organisation de ma vie, de mon budget, afin qu'il n'y ait pas dans l'avenir de discussions possibles à ce sujet...

L'amie mariée. — Tu peux être certaine qu'il t'accordera tout ce que tu voudras... on dit qu'il est d'une générosité...

Paulette. — Pour les cocottes, je sais bien; mais ça ne prouve rien, le mariage étant un prétexte à réaliser de saines économies...

— Tu es décidément très forte I

Paulette, modestement. — Oh ! pas encore, mais je le deviendrai, tu verras I... (Elle se lève et va regarder ce qui se passe dans la bibliothèque.) On signe toujours... ça n'en finit pas...

— Tu t'ennuiei?

Paulette. — Non, mais j'ai sommeil , c'est que c'est vraiment tuant la vie que je mène depuis quinze jours... Courir les magasins, essayer des

LA SIGNATURE DU CONTRAT

robes, suivre les offices et les sermons du Carême, et sans rien manger entre les repas, encore! La ir.ère de M. d'Alaly nous accompagne presque tou jours et elle ne badine pas là-dessus... bien v^ue je n'aie pas l'âge de jeûner, et qu'elle n'ait pas toujours été aussi exemplaire...

— Ah ! elle n'a pas...?

Paulette. — Elle a fait les cent coups!... et elle veut expier. . , sur le dos des autres ! Donc, j'ai beau loucher sur les pâtissiers et bâiller quand il est quatre heures, maman me fait des signes cabalistiques et... on ne goûte pas 1... Aujourd'hui, j'ai essayé des lobes d'une heure à cinq... ensuite, nous avons fait des visites... et quelles visites? des /isites de famille! C'est comme les campagnes, ça compte double!,.. Je n'en puis plus... [Elle se rassoit.) Heureusement, j'ai su me dissimuler dans ce petit coin, où j'éclappe aux ennuyeux... Je me réjouis que tout ça soit fini... Je me dédommagerai joliment... après...

— Tu vas t'amuser?

Paulette, avec élan. — Oh! oui, val

— Que feras-tu ?

Paulette. — Tout ce qu'on peut faire.

— Mais encore r"

Paulette. — D'abord, pendant les premiers temps, je passerai en revuo tous les petits théâtres que je ne connais pas... Je n'ai été qu'aux Français

et à l'Opéra,., c'est court. Je veux voir Judic et Chaumout. Je veux aller au Palais-Royal surtout... et dîner au restaurant, et aller en mail à la Marche, avec des gens gais... et monter à cheval tous les matins I Et puis, à mon retour, je ferai faire mes toilettes...

— Tu vas en commander beaucoup?

Paulette. — Non, mais je veux qu'elles soient

ravissantes... et surtout personnelles. Je n'éprouverais aucun plaisir à avoir la robe de tout le monde... Il ne me viendrait jamais à l'idée de dire à Félix, comme beaucoup de ces dames : « Faitesmoi donc une robe de telle et telle façon... j'ai vu cela à M"* ***, c'est jolil... » Ah! cependant, je vais commander tout de suite une amazone comme celle de l'impératrice d'Autriche; il n'y a que cette forme qui me plaise... c'est collant, collant ; on croirait presque qu'il n'y en a pas...

— C'est si joli, les choses bien collantes 1 Paulette. — Et j'en ai été à peu près privée

jusqu'à présent.

— Oui, ta mère n'aime pas ça. Maman non plus. Paulette. — Cela ressemble si peu à ce qu'elles

ont porté dans leur jeunesse...

— Heureusement, car c'était assez laid?

Paulette. — Oh! oui, c'était laid! Ainsi, 1-

portrait de maman, aui est dans le grand salon, il est ridicule ..

LA SIGNATURE DU CONTRAT

— Oh ! il est bien beau !

Paulette. — Si on veut. Enfin, il csi Je M. Ingres, c'est sa seule valeur! Mais quelles drôles de moJes en 1844 •••• ^" peintre qui aurai '.u du chic n'en aurait même pas tiré parti; toute les femmes avaient l'air de paquets...

— Tandis qu'à présent...

Paulette, enthousiasmée. — A présent, on ne vous habille plus, on vous moule I c'est superbe! et puis, c'est le triomphe des femmes bien faites!

— Oh! on rectifie souvent les lignes... Paulette. — Oui, mais ça se voit toujours.

Regardez la belle M°" X.... chacun sait que ses hanches sont en caoutchouc...

— Elle flirte beaucoup, M""" X...

Paulette. — Elle a bien raison; c'eît si amusant 1

— Cîst agréable d'avoir du succès , des admirateurs.

Pal lette. — Parbleu! Et quand ce ne serait bon qu'à entretenir l'amour du mari, c'est toujoury

Çi...

— Alors tu te laisseras faire la cour, quand tu seras mariée?

Paulette. — Ah! je t'en réponds I

Madame d'Hautretan vient chercher Paulette pour la présenter à une vieille tante du fiancé; elle suit d'un air résigné.

Dans le fumoir.

Monsieur d'Alaly. — Trente-six ans. Pas précisémen'

fané, mais pas frais non plus. Grand, mince, distingué

très élégant. Beaucoup d'aplomb.

Plusieurs amis.

— Alo:s tu es satisfait !

MoxNsiEUR d'Alaly. — Parbleu! Avec ça qu'à ma place vous ne le seriez pas ?

— Euh I euh!... Elle est bien jeune!

Monsieur d'Alaly. — Gomment! bien jeune?

Mais elle a vingt ans 1

— Ah! tu trouves cela vieux!... Moi, Je trouve que c'est jeune, horriblemcni jeune... pour toi.

Monsieur d'Alaly. — Merci! Je te dirai, pour rassurer ton amitié inquiète, que je me sens parfaitement à la hauteur de la situation...

— Tant mieux !

Monsieur d'Alaly. — Elle est naïve, sans volonté, ignorante de la vie... Je ne lui en apprendrai que ce que je voudrai...

— Et elle en apprendra ce que voudront les autres...

Monsieur d'Alaly. — Que non. Elle m'adore, elle a été élîvée par une mère austère, dans cette vertueuse crDyance qu'un mari est un maître; je

LA SIGNATURE DU CONTRAT II

Ja pétrirai à ma guise et je prendrai sur elle, dès le début, une influence que je saurai conserver... Vous riez?... Il vous semble impossible qu'une femme aime son mari...

— Non pas qu'elle l'aime... mais qu'elle l'aime uniquement... Avoue que s'il était question d'ui autre que toi, tu crierais à l'invraisemblance...

Monsieur d'Alaly, agacé. — Mais non... cent fois non... D'ailleurs, je vous répète que Paulette n'est pas une femme comme les autres : elle n'a pas été élevée à l'anglaise, la bride sur le cou... Elle a été très peu dans le monde et ne sait rien des plaisirs bruyants auxquels on habitue les jeunes filles d'à présent...

— Quelle belle chose que les illusions! Il y a cinq ou six ans, tu étais moins confiant ; il me souvient d'un temps où tes cheveux et tes illusions s'envolaient avec une rapidité vertigineuse... (// le regarde.) Les illusions seules repoussent, mon pauvre ami...

— Dis-nous, est-ce que tu vas la cloîtrer, cette pauvre petite femme?

Monsieur d'Alaly. — La cloîtrer... Non, sans doute; elle sortira raisonnablement... elle assistera à des réunions de famille.

— Oh 1 prends garde 1... C'est bien gai !... Monsieur d'Alaly.— Blaguez, blaguez!... Vous

verrez I.. . Si vous avez cru que je me mariais pour

VOUS autres, vous vous êtes trompés; dès que le mariage sera fait...

— Pourquoi pas consommé ? On dit consommé. Monsieur d'Alaly, continuant. — Je lui poserai

mes conditions, je réglerai sa '"ie, et je suis certain qu'elle acceptera, les veux fermés, ce qui me plaira de lui imposer.

Est-ce qu'elles seront bien dures, les conditions ?

Monsieur d'Alaly. — Mais non. Une existence tranquille, régulière; pas de veilles prolongées ; pas de flirtages aux cinq heures des amies ; pas d'amazones d'une seule pièce ; pas de voitures tapageuses ; pas de comédies de société ni de duos amoureux, sous le fallacieux prétexte que la musique ipiritualise tout.

— Enfin, une vie charmante!

Monsieur d'Alaly. — La vie de toutes les honnêtes femmes...

— Que l'ennui ne tarde pas à faire dévier du droit chemin...

— Où elles auraient peut-être marché paisiblement, s'il eût été semé de quelques fleurs...

Monsieur d'Alaly. — Qu'elles se fussent arrêtées à cueillir en route, n^est-ce pas?

— Ohl peut-être que non. Et, d'ailleurs, où serait le mal?... On commence tant de bouquets qu'on ne finit pas...

LA S I G N Al- UKE DU CONTRAT

Monsieur d'Alaly. — Nous prêchons chacun oour notre saint ; c'est naturel.

— Ta interdiras même le théâtre ?

Monsieur d'Alaly. — Non, elle a déjà sa loge à

l'Opéra; c'est le cadeau de mon oncle de X... Quant aux petits théâtres, j'aurai la cruauté de l'en priver absolument; mon Dieu, oui 1

— Comptes-tu les Français parmi les petits théâtres?

Monsieur d'Alaly. — Non, mais elle n'en abusera pas; c'est malsain.

— Si tu défends certaines amazones , tu autoriseras, du moins, les promenades à cheval?

Monsieur d'Alaly. — Oui ; mais pas de cavalcades bruyantes; pas d'escorte d'honneur entourant la femme et reléguant le mari au second plan...

— Et dire que voilà une jeune fille qui ignore peut-être tout le bonheur qui l'attend! ! I

Monsieur d'Alaly, apercevant Paulette dans la ierre. — Il faut pourtant que j'aille lui dire quelques mots ; les grands-parents s'éloignent et elle est seule, c'est 'e moment 1 (// sort du salon et marche vers la serre.) Il est de fait qu'elle est adorable! un vrai bébé... et juste à point!... Sans doute €lle pense à moi...

Paulette, qui le regarde venir tout en baissant les yeux. — Comme il me dévore des yeuxl il

croit que Je ne le vois pas , car jamais il ne me re ' garde ainsi, qu'à la dérobée.

Monsieur d'Alaly, l'abordant et prenant un air grave. — J'ai en vain cherché à me rapprocher de vous pendant cette longue soirée.

Paulette. — Moi aussi.

Monsieur d'Alalv. — Que c'est fatigant , ces fêtes, ce monde... lorsqu'il serait si doux de s'isoler!...

Paulette. — Enfin , heureusement après-demain, à cette heure-ci, tout sera fini I

Monsieur d'Alaly, à lui-même. — Quelle candeur ! [Haut.) Je voulais vous demander ce que vous préférez pour le voyage? Rien n'a été décidé encore, et il me semble qu'il est temps de prendre un parti ; voulez- vous aller à Nice ou à Fontainebleau, en Italie ou tout simplement à Saint-Germain ?

Paulette. — Je crois qu'il vaut mieux ne pas aller trop loin. Au bout de cinq ou six jours, nous en aurons probablement assez, et si nous sommes à Rome, par exemple, le retour paraîtra rudement long. N'est-ce pas votre avis?

Monsieur d'Alalv. — Mon avis est le vôtre, vous le savez. {A lui-même.) Elle a des naïvetés I...

LA SIGNAIURE DU CONTRAT 1 Ç

Paulette, — Avez-vous beaucoup de tantes comme celle à laquelle je viens d'être présentée ?

Monsieur d'Alaly. — Mais non.

Paulette. — Ah 1 tanr mieux I

Monsieur d'Alaly. — Que vous êtes gentille, ce soir, Paulette I Vous ne savez pas à quel point vous..^

Paulette. — Mais si, on me l'a déjà dit...

Monsieur d'Alaly. — Ah I (Un temps.) Vos amies vous l'ont dit ?

Paulette. — Mes amies... et les vôtres 1

Monsieur d'Alaly, vexé. — Les miens?

Paulette. — Mais oui. Est-ce que vous le leur aviez défendu? Voilà maman qui me fait signe... Je me sauve... Il y a encore quelque présentation sous roche !

Monsieur d'Alaly, lui baisajît la main. — Je ne vous verrai plus seule ce soir... A demain... [tendrement) Paulette !

Paulette. — A demain, monsieur.

Monsieur d'Alaly, suppliant. — a Monsieur » encore ! Je vous en prie, appelez-moi par mon nom, appelez-moi Joseph!...

Paulettk, se sauvant. — Ahl cela, jamais, piir exemple !

Monsieur d'Alaly, stupéfait, restant piqué au milieu de la serre. — Gomment ! comment 1 jamais ?

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