LA CIRCULAIRE DE M. PEYRON
Ces jeun's gens qui, dans les hospices,
Se cloîtrent de bonn' volonté,
Ne croyaient pas, sous ces auspices.
Prononcer des vœux d' chasteté.
Plus d'un d'entre eux, d'humeur chagrine.
En s'écriant : « Mea culpa! »
Va se frapper sur la poitrine,
Mais s'ra sur de n' pas êtr' papa!
Ah! plaignez, plaignez, Mesdames, Plaignez les intern's, joyeux polygames
Qui d'vront aimer dans les blés Ou fair' la lortun' des hôtels meublés.
Etre de gard' des nuits entières; Ausculter quelque agonisant; Tailler la viande à cimetières; Ce n'est pas des [dus amusant.
Les femmes, par leur fantaisie.
Par leur jeunesse et leur beauté, Entre le croup et la plithisie.
Jetaient un éclair de L'aîté.
102 AUTorn du moulin
Ah! plaignez, plaignez, Mesdames, Plaignez les intern's, joyeux polygames
Qui d'vront aimer dans les blés Ou faii' la fortun' des liùlcis meubles.
Quoi, sortir de sous la poussière Ce trop pudibond règlement.
En pleine saison printauière, Peyron choisit mal son moment!
Sans amours, les printemps sont ternes; Sans femm's, les draps sont des linceuls; Dans un mois, de tous les internes, Les fusils partiront tout seuls.
Ali! plaignez, idaigiicz, Mesdames, Plaignez les iatern's, joyeux [lolygamcs
Qui d'vront aimer dans les blés Ou l'air' la fortun' des hôtels meubles.