‹ Autour du moulinChapitre 2 sur 31 · IV · texte numérisé non relu

IV

.liifxcz do mon ôlonnonicnt

Quand jo vis qu' ma conjointe.

Pour arroser son enterr'ment,

Avait pris sa p'tit' pointe.

Eir soui>irait. les yeux battus :

(( C vin-là, vois-tu, Gésène, Quand j' pens' que nous n'en boirons plus.

Ça m' fait vraiment d' la peine! »

Bref! nous v'ià couches sur le dos,

Attendant la Camarde.

Mes yeux contemplaient les rideaux.

Soudain, ma IVmm' me r'garde.

« Embrass'-moi, m' dit-elle, à mi-voix,

J' n'y mets pas d'exigence, Mais, comm' ce s'ra la dernier' fois,

Tàcir d'clro un peu régence. »

Quand un est en train d' s'asiihyxirr.

C n'est pas là qu'on discute.

Moi, pour ne pas la contraiier,

Aussilùl. j' m'exécute.

LE DOUBLE SUICIDE

(( Ah! j' meurs, dit-elle, en palpitant, Mais j' vois la vie en rose! »

J' lui réponds : « Çà, c'est épatant, (( J'allais t' dir' la mêm' chose. »

Lorsque notre émoi fut calmé,

Jugez de ma surprise :

L' charbon n'était pas allumé Et, roug' comme un' cerise, Éléonor', loin de souffrir.

Disait, l'âme ravie :

(( Ah! tu m'as si bien fait mourir,

Qu' ça m' rattache à la vie! »

L'accompagnement de piano de celle chanson est en 'vente chez Benoit, éditeur, 13, faubourg Saint-Martin.

APRÈS LA RUPTURE

APRÈS LA RUPTURE

Musique de Eug. Lemercieh.

A Louise Dnylc.

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APRÈS LA RUPTURE 13

Eh! quoi, Ninon, tu viens à ma rencontre, Tu veux parler à ton ancien amant!

Et ton minois, très décidé, se montre Illuminé d'un sourire charmant.

Un an déjà, depuis notre rupture.

S'est écoulé! Nous n'en sommes pas morts, Mais, soyons francs, cette étrange aventure Nous a laissés le cœur plein de remords.

Pourquoi briser deux cœurs à la légère Si, tut ou lard, on doit le regreltor? J'ai conservé celte illusion chère Que n'aurions jamais dû nous quitter.

Tu m'accusais de te tromper, méchante;!

Moi! je craignais quelque iniidélilé.

En proie un doute alTreux qui désenchante. On est (>arli chacun de son coté.

Pendant longtemps, Ninon, je te l'assure, J'ai bien pleuré! .Mais un jour. Dieu merci!- Paume d'amour qui pensa ma blessure, (Juel<iu'un m'aj)jirit que lu pleurais aussi.

L'oubli, vois-tu, c'est le maître du monde, Il vient à bout des plus longs désespoirs. Tu pris un blond, moi je pris une blonde. Mais j'ai souvent regrette tes yeux noirs. Si, bien des fois, j'ai contrarie Rose, Sans le vouloir, en l'aiipelanl : Ninon. Mon remplaçant, maintes nuits, lut morose. Quand, tondrement, lu lui donnas mon nom.

Toujours jolie et toujours captivante.

Tu viens à moi. Je me sens défaillir.

Tu m'apparais comme une Heur vivante Et mon amour m'invite à te cueillir.

Suivant tes pas, je le prends par la taille. En ton logis, bientôt, je suis rendu.

Là, dans tes bras, sans la moindre bataille. J'ai retrouvé mon paradis j)crdu.

Pourquoi briseï- deux cœurs à la légère Si, tôt ou tard, (tu doit le regretter? Aimons-nous bien, aimons-nous bien, ma chère, Car nous n'aurions jamais dû nous quitter.

I.'accoiniiagncnn'iil de pinno »io colto cliaiison est en vente clic/ l'uigcllicr cl UassCfeau, éditeurs, t>3, faubourg Saint-Denis.

APRÈS LA BITURi:

APRÈS LA BITURE

DUO Parodie de Après la lïupliire.

Musique de Eug. Lemercier

A Georges Brandimbourg .

SOIFFARD

Eh! quoi, Margot, lu viens ;\ ma roneonlrc. Tu Acux parler à ton ancien coi>ain, Et ton œil noir," un peu poché, se montre Très désireux de recevoir un pain.

MARGOT

Vois-tu, SoifTanl. jo I avouerai dr suite Que je v()U(h-ais me remettre avec tdi. Mais aujourd'hui, tu h' vf»is, j'ai ma Cuite, Je ressens donc au cœur un double émoi.

APRÈS LA BITURE 17

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