PASTORALE
Ml'siql'e de DÉsini': DniAU
A lîufjène Héros.
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Colfillo. un ]iou liiiiidc.
Colas, iiii vr.ii ^aiiiiii.
Assis sur IIutIk" Imiiiidc, Se tenaient par la main,
COLAS, n'en parlez pas! 145
— Je suis, disait Colette, Venue au bois seulettc, A tous les autres gas, Colas, N'en parlez pas!
Bien dur est mon supplice :
Chacun, d'un air moqueur, Prétend, avec malice.
Que j'ai perdu mon cœur.
C'est raux, mais, grâce au vôtre, Je dois, un jour ou l'autre, Le perdre entre vos bras.
Colas, N'en parlez pas !
Colas, soyez plus sage.
Colas, soyez moins fou :
Fripant mon blanc corsage, Vous m'embrassez le cou.
Au fond je suis fort aise Que ce baiser vous plaise, Et j'en couvions tout bas. Colas, N'en parlez pas !
Vous rêvez, sans mystère, D'avoir, ô galopin !
Mon humble coin de terre, Mon tout petit loitin.
Sans acte et sans notaire, Soyez-en locataire.
Oui, mais, dans tous les cas.
Colas, N'en parlez pas !
Colette, aise et rieuse, Reçut ])lus d'un baiser.
La nuit mystérieuse Les vit encor causer.
Sans nulle défensive, Colette était pensive Et murmurait bien bas Colas, N'en parle pas !
LE GENERAL POILLOUE
LE GÉNÉRAL PÙILLOUE
(Air de la Gigolette.
A Henri Martin.
Un général, jadis dans l'ombre, Au jour d'aujourd'hui, Fait parler d' lui Grâce aux conseils (-hics cl sans nombre Qu'il donne, grave et doux, A ses pioupious.
Chef du douzicm' corps à Limoges, Cet homme hors de pair
Peut s' montrer fier D'être rinventour dign' d'éloges Du soldat-tender.
Sa eirculair' l'avez-vous lue?
^)n peut tirer l'échelle ajirès.
De eroirc qu'il le fait exprès, Ne commettez pas la bévue :
II est convaincu Poilloiic.
LE GÉNÉRAL POILLOOE 149
Ayant r'marquc dans un' revue Qu' certain régiment, Très fréquemment, Avait, malgré sa bonn' tenue, L' bout des doigts en deuil, — C'est qu'il a l'œil — Pour qu'ils s' cur'nt les ongles — Folie ! — Des mains et des pieds.
Ses chers troupiers.
Avec soin, en huit, il leur plie Des petits papiers.
N'en avez-vous pas l'âme émue?
Comra' cet horam' remplit son mandat!
Ah ! que d'viendrait 1' pauvre soldat Si, pour une cause imprévue.
On lui supprimait Poilloiie.
Ce général, certe! un vrai type.
Aura quelque jour.
C'est bien son tour, . Les honneurs de la têt' de pipe, Si monsieur Gambier Sait son métier.
J'ajoul'rai mêm' (jno cet homm' rare A bien mcrilc
D'être sculpté, Dans le blanc marbre de Carare,
A perpétuité.
Il ornerait une avenue.
Malheureus'ment m'sieur Bérengor
Ne laisserait pas ériger
Le piédestal d'une statue
Sur lequel y aurait : « Poilloiie. »
Nous avons cru pouvoir publier celle chanson qui n'a rien d'irrévérencieux pour la mémoire du général Poilloiie.
Musique de Emile (îalle.
A Marcel Legay.
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Fermant un' fenêtr' du logement
Dont je suis locataire, J'appuie un peu trop brusquement,
J' colle un carreau j>ar lorrc.
J'I'ais v'nir un peintre, un vieux madré,
Qui sort grav'ment son mètre, M'sur' la vitre, et m' dit : « J' vous prendrai Trent'-trois sous pour la remettre. »
Le carreau posé, l' barbouilleur
Me montre la croisée Et m'iait r'marqucr, d'un air railleur,
Qu'la peinture est usée.
Je r laiss' faire, il la peint en gris.
Puis la porte, puis la niche.
Et puis enfin, car je m' trouve pris,
La frise et la corniche.
Mais le papier n'étant plus frais,
A côté d' la peinture, Le barbouilleur dut, à mes frais,
Remphiccr la tenture.
Lors, ma salle à manger eut l'air
D'un' belle et vaste salle, Ouand j'eus fait peindre, en saumon clair,
Le plafond dev'nu sale.
La chambr', près d' la salle à manger,
Paraissait pitoyable.
Le peintre m' dit : « J' vais l'arranger,
Ça n' vous coùt'ra pas 1' diable. »
Je fis réparer, sans 1' vouloir,
L'anticliambr', la cuisine, Et puis, en mêin' temps que l' couloir.
Un p'tit coin qui s' devine.
Ayant r'peint l'iog'mcnt tout entier,
L' barbouilleur me fit faire, Pai* un' vrai' ficell' du métier,
Un' not' d'apothicaire : Ça m' coût' sept cents francs, en effet,
— En déduisant l'cinquième — Vous conviendrez qu' j'aurais mieux f;iit
D' poser l' carreau moi-même.
Ce malin l'on sonn' violcmnienl :
J' deviens pâl' connu' un cierge.
Sous le coup d'un pressentiment, J'ouvre et j' vois mon concierge
Qui m' tond un congé poliment :
L' gérant, farce traîtresse,
Vient d' se louer mon appartement, Pour loger sa maîtresse.
J' N'AI PAS L' TEMPSI