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L'ESI'IUT h'escaliei! 41
On sonne — on ouvre — on' parle, on se retire Kt, de rechef, on est sur le palier.
( >n li-ouve alors tout ce qu'il fallait dire; Malheureus'ment, c'est l'esprit d'escalier.
On est aux [lieds d'une adorai)lc blonde, Avec amonr on vent la cajoler; Mais, ô surprise! 6 déveine profonde!
On s'aperçoit qu'on no peut plus parler. On part, navre, maudissant sa rései've, liontré chez soi, qnel trouble singulier? r>n sent enlin se ranimer sa verve; MalheurfMis'niont, c'est l'esprit d'escalier.
l'n soii'. on trouve un tr:ilaiit ihez sa femme. V rimi»roviste il faut prendre un parti : ■ Sortez, monsieur, v<jns n'êtes qu'un infâme! » L'amant s'éclipse et, lorsqu'il est parti, Vite on s'exclame, en un courroux sans b(u-ncs : « J'aurais dii dire à ce particulier : " Kn vouslsauvant, cmi)orte/.-donc mes coriics! » Malheureus'ment, c'est l'esprit d'escalier.
On se querelle avec sa Léonore, D'un mot à l'autre, on se mange le nez Et. furieux, on lance un mot sonore Oui rime en ange, et que vous devinez. Triste et contrit l'on rentre en sa demeure Tout en pensant : « Je viens d'être grossier. J'aurais mieux fait de dir' : « La garde meure! » Malheureus'ment, c'est l'esprit d'escalier.
Voyez, messieurs, quel courage est le nôtre : Pour vous charmer, nous creusons nos cerveaux^ Et, revenant sans qu'on nous crie : « Une autre! » Nous essayons quelques couplets nouveaux. Puis nous pensons, le rouge aux deux oreilles, Si la chanson ne peut vous égayer.
Qu'on vous aurait fait tordre avec les vieilles, Malheureus'ment, c'est i'ospril d'escalier.