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IV PRÉFACE

Rien ne semblait plus facile que de réaliser ce programme. Par des actes personnels, tels que la restitution de l'état civil aux prolestants, l'abolition de la torture et surtout la convocation des Etats généraux, le roi venait de se placer à la tête du parti des réformes ; d'autre part, entre le clergé, la noblesse et le tiers-état, c'était à qui en présenterait la liste la plus longue. Ce ne fut donc pas la bonne volonté qui fit défaut : ce fut du côté de l'Assemblée, la mesure, et du côté du roi, la fermeté.

Louis XVI était un de ces souverains de l'âge d'or chantés par Barbier :

Ainsi passez, passez, monarques débonnaires. Doux pasteurs de l'humanité!

L'idylle, comme on sait, ne devait pas tarder à tourner en tragédie. En politique comme à la guerre, un changement de front en face de l'ennemi est une opération des plus hasardeuses, et qui demande un vrai général. Pour son malheur et pour le nôtre, le c» doux pasteur » n'avait aucune faculté de commandement ni même de résistance. Pendant de longs jours d'émeutes et de déclamation, le gouvernement ne sut pas se montrer où il aurait dû

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