VI PRÉFACE
voir royal. Battu sur la question du Veto, il crut devoir résilier son mandat, ne voyant plus lieu d'espérer, disait-il à ses électeurs, du moment où la France cessait d'être une Monarchie.
Tout en sortant de l'enceinte législative, il ne fut pas de ceux qui sortirent de France. Jusqu'après le 21 janvier et malgré les plus grands dangers, Bergasse resta à Paris, se tenant à la disposition du roi qui se plaisait à prendre ses conseils, et lançant de loin en loin dans le public le cri du patriote alarmé. Le « moment de 89 » dura pour lui autant que sa vie, qui fut longue, car il ne mourut qu'en 4 1832. Quels événements, quels travaux remplirent pour l'éloquent publiciste, cette série d'années? On le verra dans les pages qui vont - suivre. Ce qu'il m'importe de répéter ici, 1 c'est qu'après avoir figuré parmi les noms les plus vantés de la fin du dernier siècle, après avoir marqué glorieusement sa place parmi les hommes de 89, il a mérité plus tard d'être recherché comme conseil et comme ami par des royalistes, tels que Chateaubriand et Berryer.
Quanta l'Étude qui achève ce volume, elle