‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 127 sur 159 · IX. Hypertrophie et atrophie des tuniques de l’aorte · texte numérisé non relu

IX. Hypertrophie et atrophie des tuniques de l’aorte

Par suite d’une multitude d’affections diverses, les tuniques constituantes de l’aorte peuvent s’épaissir ou s’amincir soit isolément, soit collectivement.

L’épaississement de la membrane interne est le premier degré de l’altération athéromateuse ; celui de la membrane moyenne est presque toujours consécutif aux lésions de la couche épithéliale, et s’accompagne d’une friabilité et d’une induration marquées ; on ne l’observe guère que chez les vieillards. 11 en est de même pour la tunique celluleuse.

L’hypertrophie simultanée des trois tuniques coïncide ordinairement avec l’élargissement et l’allongement du vaisseau ; on la rencontre d’une façon presque constante dans les dilatations flexueuses du tronc aortique, qui ont été signalées par divers auteurs chez les vieillards, et dont il a été question plus haut. Les exsudations dont les parois artérielles sont infiltrées.

HUI’TÜHES et l’EltFOHATlONS

à la suite d’une inflammation aiguë ou chronique, donnent souvent naissance à un épaississement permanent des trois tu niques : on observe la même disposition au niveau des rétré cisseraents accidentels, et surtout dans la portion dilatée de l’aorte, qui siège immédiatement au-dessus.

L’atrophie des trois tuniques, avec resserrement général du calibre du vaisseau, résulte d’un arrêt de développement, comme nous l’avons vu plus haut. Les atrophies partielles ou locales sont invariablement la conséquence d’une lésion de structure.

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