RUI’TÜKES ET PERFORATIONS
dinale : on la trouve parfois oblique ou en forme de spirale. Son étendue, extrêmement variable, peut n’offrir que deux ou trois lignes, ou embrasser les trois quarts de la circonférence du vaisseau. Sur tous les points de son trajet, l’aorte peut offrir des fissures ; néanmoins, la portion ascendante en est le siège habituel; voilà pourquoi l’hémorragie consécutive se fait plus souvent dans le péricarde que partout ailleurs.
Les perfo7'atîons aoj'tiqiies, à bien des égards, se rapprochent des ruptures. Elles succèdent à des lésions développées dans les organes voisins ; c’est ainsi qu’un abcès formé dans le tissu cellulaire de la région cervicale a pu s’ouvrir dans la crosse de 1 aorte et déterminer une hémorragie promptement mortelle ; c est ainsi que la trachée, les bronches et l’œsophage peuvent devenir le point de départ d’un travail ulcératif qui finira par envahir les tuniques artérielles pour les perforer. Il faut rattacher sans doute à ce mécanisme les cas où la présence d’un corps étranger dans l’œsophage a provoqué la rupture de l’aorte.
Il en sera de même lorsqu’une tumeur cancéreuse, après avoir envahi les parois du vaisseau, subit un ramollissement qui laisse à découvert la membrane interne ; la pression du sang suffit alors pour la déchirer. Ainsi, M. Bucquoy a montré à la Société miatomique une perforation de, l’aorte occasionnée par un épithélioma de l’œsophage : l’ouverture faisait communiquer l’artère avec la bronche gauche, qui était ellemême perforée ; il y eut plusieurs vomissements de sang, avant la mort.
Un cas analogue a été observé par M. Lancereaux. La perforation occupait l’aorte descendante et provenait d’un cancer épithélial de 1 œsophage, situé à quelques centimètres au-dessus du cardia. Fuller a vu une perforation considérable de
MALAblES DE l’aOKTE
l’aorle abdominale se produire à la suite d’une carie des deux dernières vertèbres lombaires. Il serait facile de multiplier les exemples de ce genre ; mais nous ne voulons pas insister plus longuement sur ce point. Comme pour les perforations anévrismales on voit souvent, en pareil cas, plusieurs hémorrhagies successives se déclarer avant la mort.