‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 130 sur 159 · XI. Cancer de l’aorte · texte numérisé non relu

XI. Cancer de l’aorte

Bien que les artères ne soient jamais primitivement affectées de cancer, on les voit quelquefois se désorganiser au contact d’une masse encéphaloïde ou squirrheuse développée dans leur voisinage immédiat. Cette espèce d infiltration cancéreuse est elle-même un fait exceptionnel, car les vaisseaux, et surtout les artères, résistent en général à la marche envahissante des tumeurs malignes; mais la science en possède incontestablement des exemples, et, dans quelques cas, rares à la vérité, l’aorte elle-même a subi ce travail pathologique.

On a vu des végétations de mauvaise nature, insérées sur le péricarde, contracter des adhérences avec l’aorte, à son origine, pour en ronger les parois et déterminer- une perforation ulté- | rieure (Destouches). Quelques observations de ce genre sont disséminées dans les traités classiques.

Les tumeurs épithéliales peuvent également se propager l’aorte par voie de contiguité. Dans le cas présenté à la So-^^. I ciété anatomique par M. Lancereaux, 1 œsophage avait été le point de départ de la lésion, les deux tuniques externes de l’aorte avaient été envahies, et la membrane interne s’était rompue.

Bibliographie. - Lacnnec. Traité d’auscultation médiate, l- P- 293- |ro édit — Broca. Ruptures de l’aorte, in Huit, de la Soc. anat., 185U. Bucquoy. Bull, de la Soc. anat., 1861. - Lancereaux. Bull, delà Soc. anat.,

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