PREMIÈRE LEÇON
Les Instituts pathologiques et la Clinique. — La struc ture lobulaire du poumon.
SoM.M.\iKE. — Objet du cours : lésions inflammatoires aiguës et chroniques des voies bronchiques et du parenchyme pulmonaire ; — tuberculose du poumon. — Solution apparente. — Nécessité d’une révision ; exemple de la phtisie tuberculeuse, dualité ou unicité de la tuberculose. — Difficultés de ces études. — Méthode qu’il convient d’employer. — Manière d’envisager l’anatomie pathologique ou la somatôlogie morbide. — Relations
entre l’anatomie pathologique, l’anatomie normale et la clinique.
Système allemand : séparation complète de la clinique et de l’anatomie pathologique. — Instituts anatomo-pathologiques. — Anatomie médicale de structure. — Structure lobulaire du poumon. — Parties similaires ou éléments de texture. — Lobules. — Espaces Interlobulaires et intralobulaires.— Comparaison entre le foie et le poumon.
Messieurs,
L’anatomie paihologique de l’appareil respiratoire sera, ainsi que je Tai annoncé, l’objet principal du cours de cette année: c’est vous dire que nous allons entreprendre une série d’é-
' Leçons publiées par IIoühneviu.e dans le Progrès médical, 1877.
CiiAucoT. Œuvres complètes, r. v.. Poumons. \
2 OUJET DU COUUS
tildes quüntéressent au plus haut degré la médecine pratique et c’est là un point de vue qu’il n'est sans doute pas hors de propos de mettre en relief dans un enseignement de la nature de celui-ci.
Lésions inflammatoires tant aiguës que chroniques des voies bronchiques et du parenchyme pulmonaire, considérées dans leurs formes très variées et très complexes ; tuberculose du poumon, tels sont, en effet, quelques-uns des grands chapitres que nous rencontrerons chemin faisant ; chapitres classiques par excellence et sur lesquels, sans toutefois négliger les autres, nous devrons diriger votre attention d’une façon toute
spéciale.
Le champ que nous allons parcourir ensemble appartient, vous le voyez. Messieurs, à la pathologie la plus usuelle, la
plus vulgaire et il pourrait vous sembler au premier abord^que,
dans ce domaine tant de fois exploré par les grands maîtres, les voies soient partoullargement ouvertes et qu’il n y ait plus, pour celui qui s’y engage, d’obstacles à redouter.
Si vous pensiez ainsi, je me verrais obligé de vous détromper, car plus d’une fois, je ne puis vous le laisser ignorer, nous nous trouverons dans le cours de notre exposé, en présence de questions ardues, de questions d’autant plus redoutables qu’elles avaient pu paraître un moment résolues, et qu’après mûr examen, il a fallu reconnaître que la solution proposée devait être soumise à une révision complète, radicale.
Il me suffira pour justifier ce que j’avance de citer, pour exemple, le cas de la phtisie tuberculeuse du poumon. Vous n’ignorez pas comment l’histoire de la tuberculose est entree, depuis quelques années, dans une période critique. Les uns proclamant, au nom de l’anatomie pathologique, la doctrine dite de la dualité, régnante aujourd’hui surtout en Allemagne; les autres s’appuyant également sur les données anatomiques, mais tenant grand compte aussi des enseignements e a c i