I-NEUMONIKS chroniques dites EIBROIDES
en pareille circonstance, d’apr6s les travaux de MM. Friedlancler et Otto-Frey, montre que les altérations portent, à l’origine, uniquement sur le revêtement épithélial, et que la pneumonie, ainsi produite, est, par-dessus tout, une pneumonie épithéliale, avant de devenir une pneumonie intersti-
lielle. ... •
L’intérêt pratique qui s’attache aux distinctions que je cher-
che à faire prévaloir — distinctions subtiles en apparence, peut-être, au premier abord, — ne peut manquer de ressortir é vos jeux, si vous voulez bien vous reporter à l'iiistoire des cirrhoses hépatiques et rénales, telle que je vous l’ai présentée dans le cours des iirécédenles années. Les cirrhoses bdiaires, ou autrement dit épithéliales, constituent désormais, on peut le dire, autant d’espèces anatomiques absolument distinctes de la cirrhose vulgaire, et auxquelles se rattache, pendant la vie, un ensemble symptomatique particulier à chacune d elles, lequel permet d’établir, dans la majorilé des cas, le diagnos ic. J’ai appelé aussi, autrefois, votre attention sur les différences tant anatomiques que cliniques qui séparent les unes des aulies les diverses formes de maladies rénales, naguère encore englobées sous la dénomination commune de maladie de Dngh
°'’nes't h espérer, Messieurs,-que des éludes, conduiles d’après les mêmes principes, nous permettront de débrouiller le chaos encore très confus des pnmmonies c/,romî«« dites fiiro.des. Dès à présent, il est certain qu’à côté de la pneumonie chronique d’origine catarrhale, et que je proposais d appeler tout a 1-heure cinhose épUhéliale du poumon, et dont je vous a. présenté déjà, par anticipation, une esquisse ana omo-patho o que, que je me réserve d’accentuer plus lard, il existe d autie espèces i pneumonies fibro’tdes, bien distinctes, au moins analomiquement. Telle est, par exemple, la pneumonie cA < nufue comécutive ù la pneumonie lohaire mput. Telle est aussi
PNEUMONIES CIIHONIQUES DITES FIBROÏDES U
la pneumonie chronique inter-lobulaire qui me paraît devoir être rattachée à 1 inflammation des lymphatiques du poumon, et dont je serai conduit à vous dire quelques mots dans une occasion prochaine. Je laisse, à dessein, pour le moment, mon énumération incomplète.
Quant à présent, à la vérité, ces diverses formes de pneumonie chronique, parfaitement séparées au point de vue anatomo-pathologique, n’ont pas encore trouvé leur place dans la clinique. Mais on ne saurait guère douter qu’elles l’acquièrent quelque jour, car, l’expérience le démontre, il est rare que la détermination exacte d’une espèce anatomo-pathologique n’ait pas, tôt ou tard, son retentissement dans le domaine de la pra-
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Charcot. Œuvres complètes, t. v. Poumons.