‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 43 sur 159 · LÉSIONS CONCOMITANTES · texte numérisé non relu

LÉSIONS CONCOMITANTES

Dans les cas plus anciens encore, datant de plusieurs années, comme celui de Jürgensen' (huit ans), les traits principaux de cette description sont encore plus accusés : 1° Atrophie considérable du poumon, qui peut être réduit au volume du poing et dont le tissu dur, criant sous le scalpel est comme cartilagineux. 2° La teinte rosée de la carnisation est remplacée par une coloration ardoisée, verdâtre ; la surface est lisse, sans nodules. 3° Induration fibreuse, avec affaissement des alvéolés et cloisonnement du poumon. 4° Enfin dilatation des bronches plus ou moins prononcée, caractère important qui manque dans l’induration grise ardoisée qui

constitue la période ultime de la pneumonie lobaire chronique.

A ce degré t«™inal,la]ésionbroncho-pneumoniques’accom-

pagne, U M. Charcot, de lésions concomilanles uliles à con naître au point de vue de l'interprétation des phénomènes cliniques qui peuvent contribuer à caractériser cette forme de pneumonie chronique: r C'est d'abord l'hypertrophie du venricule droit (dix fois sur trente, Bastian), laquelle ne se voit guère dans la pneumonie lobaire et entraîne une hydropisie notée dans un certain nombre d'observations (œdème des membres inférieurs et ascite). 2" Déplacement plus ou moins prononce du cœur, du même côté que la lésion pulmonaire • à gauche, vers la région sous-claviculaire ; à droite, et en haut au niveau de la quatrième côte, à droite du sternum. Dans cei

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pique montra des lésions semblables à celles que décri niicroscoration de leucocytes dans les parois des bronches et de. î ’ f •' lation de leucocytes, de corps granuleux et de errn ^ alvéoles, accumuepaississementdu tissu conjonefif, conservation du alvéoles,

r s net, surtout dans le second cas. nodule péribronchique

Zicmssem Supplément^ p. 197,

100 pneumonies chroniques pleurogénes

CHS lo ccBur bcit GH (JugIcjug sortô à nu sous 1h p&roi thoi&cique, et l’impulsion peut être sentie depuis la deuxième jusqu’à la quatrième côte, au sommet, du côté de l’aisselle (Peacock, Reynold's System). 3“ Le diaphragme remonte jusque vers la quatrième côte (Traube), et il se produit une déformation de la poitrine conforme à la description classique donnée par Laënnec à propos de l’atrophie pulmonaire consécutive à la pleurésie chronique aplatissement dans tous les sens, rétrécissement des espaces intercostaux (Nolhnagel), épaule et pointe de l’omoplate abaissées.

Les autres caractères spéciaux sont en rapport avec l’existence habituelle des dilatations bronchiques : expectoration abondante, fétide; hémoptysies fréquentes (seize fois sur trente-neuf); accès fébriles à forme pseudo-intermittente; enfin Biermer signale une complication singulière ; quatre fois des abcès du cerveau, deux fois de nature gangréneuse.

En résumé, dit M. Charcot, il s’agit dans ces cas d’une lésion remontant à l’enfance ou à la jeunesse, dont le début a été marqué par une affection aiguë ou subaiguë (rougeole, coqueluche, fièvre typhoïde, bronchite), occupant le lobe inférieur et se révélant cliniquement par des phénomènes qui se rattachent les uns à l'atrophie pulmonaire, les autres à la dilatation bronchique.

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