‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 47 sur 159 · PNEUMONIE ET PHTISIE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

PNEUMONIE ET PHTISIE PULMONAIRE

emphysémateux, cœur droit dilaté et à parois épaisses; l’orifice tricuspide admet 5 doigts. Rein cardiaque. Intestin congestionné.

Le deuxième cas est fort analogue au premier. Pleurésie datant de quinze mois ; affaissement dn côté droit de la poitrine, matité, inspiration soufflante avec râles humides en permanence ; expectoration abondante depuis un an. Une pneumonie du sommet gauche, avec symplômes ataxiques, emporte le malade. Autopsie: Coque fibreuse épaisse, enveloppant tout le poumon ; cloisons fibreuses interlobulaires, piononcées, surtout du côté de la plèvre et dans lesquelles le microscope montre une infiltration de cellules embryonnaires. Parenchyme des lobules à peine altéré. Bronches un peu dilatées. — Dilatation des cavités droites du cœur. Congestion intense du foie et des reins.

Appendice. Après cette étude des pneumonies chroniques, nous devons signaler aussi les opinions de M. Charcot sur la nature de la pneumonie qui accompagne l’évolution de la tuberculose pulmonaire. Au sujet du rôle de cette pneumonie, nous rappellerons seulement que M. Charcot lui attribue une importance secondaire et qu’il restitue au tubercule, au moins dans la grande majorité des cas, la prédominance que les auteurs lui avaient d’abord reconnue dans l’évolution des symptômes et du processus destructif. D’ailleurs, les pneumonies qui s’adjoignent ainsi au tubercule pour constituer la phtisie pulmonaire ne présentent rien qui leur appartienne essentiellement en propre, et M. Charcot a retrouvé dans leur étude les principaux caractères qui appartiennent aux pneumonies ordinaires. Il faut exclure cependant la pneumonie lobaire; c’est la broncho-pneumonie qui constitue le deuxième élément de la phthisie aiguë, dans l’évolution tuberculeuse aiguë, chronique dans l’évolution tuberculeuse lente Dans

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