‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 2)Chapitre 53 sur 159 · HISTOLOGIE DE LA MATIÈRE NOIRE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE DE LA MATIÈRE NOIRE PULMONAIRE

périphérie des troncs lymphatiques sous-pleuraux et interlobulaires, rarement dans leur intérieur ; S“ dans le tissu souspleural et dans la plèvre elle- même, oùelleoccupe lesinlerstices des faisceaux fibreux qui constituent ces membranes ; 6° enfin, on l’a rencontrée — le fait peut d’ailleurs être facilement vérifié — jusque dans l’intérieur des capsules du cartilage bronchique (Koschlakoff)’.

Au point de vue morphologique, cette substance noire se montre au microscope sous les aspects suivants; 1° tantôt ce -sont de fines granulations qu’il serait impossible de distinguer des o-ranulations pigmentaires ; 2° tantôt, au contraire, elle est conslituée par des corpuscules plus ou moins volumineux, anguleux et de couleur noire ; quelques-unes de ces particules sont môme parfois percées de trous analogues à ceux qu’on rencontre sur les charbons provenant de la combustion de certaines plantes (Traube). Il peut arriver que ces parcelles charbonneuses présentent une coloration rougeâtre sur les bords , mais jamais on n’observe la série des couleurs rouge, jaune, orangée, comme cela arrive d’habitude quand il s’agit de pigment hématique (Pl. II).

Pour ce qui est des caractères chimiques, il faut relever que ces particules résistent à l’action prolongée même à chaud des acides minéraux, ainsi qu à celle de la potasse et du chlore. Elles ne se dissolvent, comme le faille charbon lui-même, que lorsque, suivant la méthode de Millon, on fait intervenir l’acide sulfurique d’abord, et qu’on ajoute ensuite peu à peu l’acide nitrique.

Tels sont les faits, et ils semblent par leur concordance apporter un appui solide h la doctrine de Pearson. Il ne sera

1 Kn«rhlakolT —Zur Fvaqe ueber die Entslehung des Pigmenls der Lungen. — Vivchow's Avchiü, 1866, p.'l86, Bd, 3”^. - Virchow, Ueber das Lungenschwarz.

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