‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 3)Chapitre 71 sur 101 · Youllonne, toc. cit., p. 28 et · texte numérisé non relu

Youllonne, toc. cit., p. 28 et

DE L EXPECTATION

entre l’expectation et ce que l’on pourrait appeler l’inactivité ou l’abstention. — Stahl avait cependant eu soin d’établir quels sont les devoirs du médecin expectant, et de montrer que loin de l’autoriser à rester spectateur oisif, ils l’obligent à observer attentivement les opérations de la nature dans l’attente du moment où il pourra devenir nécessaire d’intervenir. Pinel reproduit la même idée, mais il insiste, en outre, sur l’importance des soins hygiéniques dont il faut environner le malade : « La méthode expectante, dit-il, entendue dans son vrai sens, est loin d’être une contemplation oisive de la marche d’une maladie ; il faut, en même temps, que l’on évite de troubler par des manœuvres imprudentes les efforts spontanés de la nature, les seconder heureusement par une sage application de l’hygiène, en écartant avec soin tout ce qui peut entraver cette direction favorable *. » — Yoici donc, en résumé, quels sont les attributs essentiels de la méthode expectante : 1° S'abstenir de toute médication active, tant qu’il ne se présente pas d’indications qui rendent leur emploi nécessaire, 2° Faire observer scrupuleusement les règles de la diététique.

Après avoir fixé, dans le sens que nous venons d’indiquer, les dénominations de médecine agissante et de méthode d’expectation, Pinel fait la remarque suivante : « Il importe d’éviter toute équivoque dans l’usage de ces mots, et de faire voir que la médecine d’observation n’est nullement susceptible de deux manières opposées de diriger les maladies, l’une par des moyens actifs et l’autre en livrant presque entièrement la nature à elle-même. Il s’agit donc seulement de faire un juste discernement entre les divers genres de maladies qui peuvent exiger l’une ou l’autre de ces manières, entièrement assorties aux divers caractères des maladies dont on peut être chargé de diriger le traitement. Il est donc manifeste qu’une pareille question ne peut être résolue par des raisonnements abstraits

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