LÉSION IRRITATIVK DES CORNES ANTÉRIEURES
2° Mais ces cas, vous le savez, loind'ôtre exceptionnels, ne consLituentpas cependant la règle. Ordinairement, les choses ne vont pas jusque-là. 11 faut supposer, — et c'est ici que je vous demande une première concession, — que, sous l'influence de l'irritation dont les tubes nerveux en voie de destruction sont le siège, les éléments cellulaires (cellules ganglionaires) s'affectent à leur tour. Or, cette lésion, communiquée aux cellules motrices, serait purement dynamique; elle ne correspondrait à aucune modification anatomique appréciable ; cette lésion, si vous le voulez, nous la qualifierons, d'« irritation » ; elle est analogue à celle que détermine la strychnine, mais plus durable. Les propriétés des éléments gangUonnaires, sous l'influence de cette modification, non seulement ne s'éteignent pas, mais encore s'exaltent; et, ainsi^ l'irritation se propagerait en rayonnant à une certaine distance par la voie du réticulum nerveux, jusqu'aux autres éléments ganglionaires de la même région et, en particulier, aux cellules œsthésodiques. Une exagération du pouvoir réflexe, dans tous ces modes, dans les parties correspondantes de l'axe grisj serait naturellement la conséquence de cette surrexcitabilité des éléments ganglionnaires et nous founirait la clef de certains phénomènes tels que l'exaltation des réflexes cutanés et tendineux. Sans forcer les choses, on pourrait admettre même que la lésion irritative dont il est ici question provoque également une exaltation de ce mode de l'activité réflexe spinale qui, à l'état normal, entretient la contraction musculaire permanente connue en physiologie sous le nom de tonus.
lïl.
Il n'est pas inutile de vous faire remarquer. Messieurs, — car c'est là un fait d'un grand intérêt pratique, que les deux