RÔLE DU FAISCEAU PYRAMIDAL
à moins qu'on ne veuille donner ce nom au travail de végétation conjonctive qui se fait à la limite de l'épancliement sanguin. Or, les foyers d'iiémorrhagie ne produisent la contracture que quand ils sont localisés de telle façon qu'ils détruisent la continuité du faisceau pyramidal ; d'ailleurs, nous verrons la sclérose primitive des faisceaux pyramidaux donner naissance à la contracture, alors qu'il n'existe aucune lésion encéphalique.
On a admis aussi que la contracture résulte de l'irritation des tubes médullaires restés inaltérés au sein des parties sclérosées. Ces tubes étant fort rares et quelquefois même faisant complètement défaut^ alors que la ^contracture existe, je ne vois pas bien comment l'irritation de ces tubes pourrait produire la contracture. Il faut donc, ici encore, invoquer l'affection des éléments ganglionnaires de la substance grise.
QUINZIÈME LEÇON
Rôle physiologique du faisceau pyramidal dans la contracture permanente ; hémiplégie, myélite par compression, tabès dorsal spasmodique.
Sommaire. - Relations des extrémités périphériques du faisceau pyramidal avec les cellules des cornes antérieures. - Lésions de ces cellules. - Elles sont de nature irrilative. -- Phénomènes cliniques : actes rénexes. - Théories relatives à la patbogénic de la contracture.
Théorie de Tencéphalite. - Théorie de l'irritation des tubes nerveux mélan gés à ceux du faisceau pyramidal.
La cause immédiate de la contracture est dans la substance grise elle-même. — Preuves fournies par la pathologie spinale proprement dite. - Myélilestransverses. - Paraplégie spasmodique. - Tabès dorsal spasmodique.
Messieurs,
A de certains indices qui ne sauraient guère échapper à un professeur depuis longtemps aux prises avec les difficultés de l'enseignement, j'ai cru reconnaître que la théorie proposée pour rendre compte physiologiquement delà contracture per, manente des hémiplégiques n'a pas été saisie dans tous ses détails, par quelques-uns de mes auditeurs. Je vous demande, en conséquence, la permission de revenir en quelques mots sur mon exposé. Ce n'est pas, tant s'en faut, que j'attache une importance exagérée à cette théorie, dont je suis le premier à reconnaître toutes les imperfections. Si j'y insiste, c'est que je la crois vraiment supérieure à toutes celles qui, antérieure-