‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 105 sur 232 · URINES · texte numérisé non relu

URINES

rait la même réaction. J'ai quelquefois noté ce dernier phénomène , mais seulement dans quelques cas exceptionnnels ; il existe d'ailleurs dans la goutte. Ajoutons enfin que les liquides intra-articulaires, quelquefois acides, sont aussi quelquefois alcalins.

L'état des urines doit tout particulièrement nous occuper, car nous trouverons là une différence tranchée entre le rhumatisme et la goutte. A l'inspection directe, elles sont fortement colorées et peu abondantes ; par le refroidissement, elles fournissent des dépôts uratiques abondants, d'une couleur rouge-brique.

A l'analyse, on y constate une diminution notable du véhicule aqueux, ce qui s'explique par l'abondance des sueurs, et un accroissement des principes solides. On y trouve surtout de l'urée et de la matière colorante en très forte proportion ; ce dernier phénomène correspond probablement à une destruction des globules sanguins plus considérable que dans toute autre phlegmasie.

Le taux de l'acide urique est accru ; il s'y trouve dans la proportion de 0.85 par litre, selon Parkes (;! ), et de 0,73, d'après Garrod. C'est là encore un contraste avec la goutte.

La proportion des chlorures est diminuée, moins cependant que dans la pneumonie. Enfin, il y a une acidité très prononcée ; rien pourtant ne démontre qu'elle se rattache à la présence d'un excès d'acide lactique.

Un dernier caractère de l'état général dans le rhumatisme articulaire aigu, c'est l'anémie profonde qui se développe peu de jours après le début, même dans les cas où l'on n'a pas eu recours à la méthode antiphlogis tique. Il y a bien un résultat analogue dans les phlegmasies, par suite de la destruction desglobules, mais à un degré bien inférieur. Todd, O'Ferral,

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