‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 12 sur 232 · CONCLUSIONS XXIX · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS XXIX

généralisalion des états morbides. On lui doit cette belle étude analytique des poisons dont les résultats font déjapressentirTédification prochaine d'une thérapeutique vraiment rationnelle. Et maintenant, messieurs, il me serait facile de vous prouver qu'en combinant les données de la clinique avec celles que nous fournissent l'anatomie et l'histologie pathologiques, et l'expérimentation physiologique, nous parvenons quelquefois à une conception vraiment rationnelle et presque complète de certains états morbides. Mais le temps presse, et je dois conclure.

11 nous faut maintenant arrêter les conclusions auxquelles doit conduire le parallèle que nous avons essayé de tracer entre l'observation pure des anciens et la méthode des modernes.

i° Je crois avoir étabU que la méthode empirique est le vestibule obhgé de la science. Nous ne saurions jamais abandonner cette méthode, éprouvée par l'expérience des siècles. Elle doit toujours rester debout pour servir de contrôle et de contre-poids aux spéculations scientifiques.

2° Mais il est un côté par lequel les vues théoriques peuvent et doivent légitimement s'introduire dans la pathologie. Perfectionnée par l'intervention des procédés nouveaux, l'observation clinique doit s'allier aux sciences générales et se rapprocher de plus en plus de la physiologie pour donner naissance à une médecine vraiment rationnelle.

Tel est le but vers lequel nous devons marcher ; mais il faut savancer avec prudence dans cette voie, et ne point s'abandonner surtout à des généralisations hâtives; ce serait compromettre l'avenir de ce grand mouvement de rénovation auquel nous participons tous aujourd'hui.

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matériaux recueillis, chemin [aisanU pendani, cclU; période de recherches, s'étaient accumulés en grand nombre, si bien qu'il parut indispensable, à un moment donné, de les coordonner dans un ouvrage à part^.

Ceci expliquera pourquoi le présent volume est resté et restera sans doute toujours inachevé. Je tiens à déclarer qu'en l'admettant à figurer tel qu'il est, et malgré tout ce qui lui manque, dans sa collection, la Société de Sydenham lui a fait, à mon avis, un très grand honneur. Je tiens également à remercier sincèrement M. W. S. Tuke, d'avoir bien voulu, sous la forme d'une traduction à la fois élégante et fidèle, le présenter à l'appréciatfon de mes confrères anglais auxquels, depuis longtemps déjcà, tant de liens de sympathie m'attachent, et dont je viens, une fois de plus, invoquer l'accueil bienveillant.

Paris, 1" oclobre 1881.

J. M. CIIÂRCOT.

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