‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 138 sur 232 · DIX-HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME LEÇON

Traitement de la goutte et du rhumatisme articulaire

chronique

Sommaire. — Considérations g-éuérales sur le Iraileracnl de la goullc. — Traitement des accès. — Expectalion. — Remèdes de charlatans. — Colchique. — .\vanlascs et inconvénients de cet agent. — Règles qui doivent présider ù son emploi. — Narcotiques : jusquiamc, opium. — Suliule de quinine. lodure de potassium. — Teinture de gaïac. — Topiques. — Sangsues. - Vésicatoires. — Moxas. — Traitement de l'état constitutionnel. — Alcalins. — Leurs diverses propriétés. — Soude, potasse lilhine. — Action de ces médicaments. — Cas dans lesquels les alcalins sont contre-indiqués. — Eaux minérales. — Toniques et reconstituants. — Traitement de l'aireclion locale, des tophus et de la rigidité des jointures. - Traitement de la goutte anormale. — Régime diététique. ,

Traitement du rhumatisme articulaire chronique. - Etat peu satisfaisant de nos connaissances à cet égard. - Traitement des e.xacerbations aiguës. - Opium, sulfate de quinine, saignées. - Alcalins. - Teinture d'iode. -- Arsenic à l'intérieur et à l'extérieur. - Teinture de. gaïac. - lodure de potassium. — Fer, huile de foie de morue. — Vésicatoires, revulsils. - Eau^ minérales. - Impuissance de l'art dans la majorité des cas.

Messieurs,

Nous abordons- aujourd'hui la dernière partie de noire cours. Nous avons rejeté le traitement de la goutte à la fin de ces leçons, afin de pouvoir le mettre en parallèle avec celm du rhumatisme articulaire chronique. C'est ce sujet qui va nous occuper aujourd'hui.

CO.NSlDÉnATIOiVS GÉNlillALES

Tr.utemeint dk i.a goutte

A. Considérations générales. — La gouLLe est une maladie hérédilaire constilulionnelle, priraiLivement chronique, malgré ses manifeslalions aiguës.

Mais la goutte est quelquefois aussi une maladie acquise, limtôt par des écarts de régime, tantôt par d'autres causes ; c'est là une sorte de génération spontanée.

On peut en conclure que les modifications hygiéniques ont droit ici à la première place, et que les agents thérapeutiques ne viennent qu'en seconde ligne. C'est là d'ailleurs, ce que l'expérience a depuis longtemps démontré.

Nous ne prétendons point que la maladie soit radicalement incurable ; on possède des exemples de guérison spontanée, mais l'art n'est pas encore parvenu à reproduire avec certitude, les procédés de la nature.

Toutefois, il existe des moyens propres à amoindrir les effets du mal, et à en éloigner les paroxysmes ; c'est sur l'ensemble de ces moyens que repose le traitement de l'état constitutionnel dans l'intervalle des accès.

Mais nous avons une mission plus humble, quoique fort utile, à remplir. Les manifestations périodiques, les paroxysmes de la goutte, soit aiguë, soit chronique, sont accompagnées de souffrances exquises et presque insupportables. Peut-on supprimer ces crises de douleur, ou tout au moins en diminuer l'intensité, en abréger la durée ? c'est là ce qui constitue le traitement du paroxysme de la goutte. Occuponsnous d'abord de ce dernier point.

B. TraitPincnl, dos arch de ijoulLe aiguë et chronique. — 11 s'agit ici d'un traitement en grande partie palliatif.

CiiARcoT. r)i;nv. compl. t. vu. Malad. des Vieillards. i8

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