‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 145 sur 232 · c/i. r/t'H. f/e ?nérf., 1856, t. II · texte numérisé non relu

c/i. r/t'H. f/e ?nérf., 1856, t. II

Bardslev.' - Médical Reporl.s, London, 1S07. - Kdlic, Edinb. ^"ed. and Surn. Journal, ISOS, l. II. - J. Bcgbic (môme journal), n» 35, niay lS5b - Fulier. On Rheumatism. 2" édit., London, 1860. - Guéneau de Mussy de thérapeiUique, l. LXVII, 1SG4, p. 24. - Beau, Gaz. des Ilopiluu.r U juillet 1864.

AUSENIC 289

L'un des premiers effets de l'emploi du médioamenL est souvent de réveiller les douleurs, et de les exaspérer dans les jointures habituellement et plus profondément affectées. Quelquefois même, la rougeur et le gonflement se manifestent là où ils n'existaient pas, et l'on peut être obligé de suspendre momentanément le traitement. Mais, en général, la tolérance s'établit au bout de quelques jours, et l'on peut alors progressivement élever la dose. Il est avantageux, je le crois du moins, d'administrer l'arsenic sous forme de liqueur Je Fowler à la dose de deux à six gouttes, et suivant la méthode anglaise, c'est-à-dire peu de temps après les repas.

En France oii l'arsenic a été prescrit à l'intérieur, il a été également employé sous forme de bains, par M. Guéneau de Mussy et par Beau. J'ai fait moi-môme usage de ce mode de traitement, à l'hôpital Lariboisière, en 1861. M. Ducom, pharmacien en chef de cet établissement, a bien voulu se livrer à l'analyse de l'urine des sujets que j'avais soumis à la la médication arsenicale, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur. Dans le premier cas, on a constaté la présence de l'arsenic dans les urines, après un court espace de temps. Dans le second, les résultats ont été constamment négatifs. Il parait donc assez probable que ces deux méthodes n'agissent point de la même manière sur l'organisme, même en admettant qu'elles soient l'une et l'autre également efficace pour combattre la maladie, ce dont je serais disposé à douter.

11 y a un autre médicament que j'ai employé, dans les cas de ce genre, avec des résultats analogues à ceux de l'arsenic. C'est la teinture ammoniacale de gaïac^ qui produit d'abord une exaspération des accidents locaux, puis une amélioration notable : la mobilité des jointures reparait, quelquefois, au bout d'un certain temps et le malade éprouve un soulagement manifeste.

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290 MOYENS DIVERS î ËAtX MtNÉRAbES

Viodure de potassium d élé quelquefois prescrit avec succès contre le rhumatisme chronique.

Chez les sujets chlorotiques ou débilités, le fer, l'huile de foie de morue, peuvent avoir indirectement une influence utile, en modifiant l'état général.

Les moyens lacaux les plus usités sont les vésicatoires, les badigeonnages avec la teinture d'iode, et le cautère actuel (pointes de feu). Ce dernier moyen est surtout utile dans la forme partielle du rhumatisme chronique.

Quant aux eaux minérales, on a conseillé le Mont-Dore, Lamalou-l'Âncien, Vais, Néris, Plombières ; la plupart contiennent de l'arsenic ; est-ce à cette circontance que serait due l'efficacité qu'on leur attribue ?

Nous sommes loin d'avoir épuisé la longue liste des remèdes qui ont été préconisés contre le rhumatisme chronique par divers auteurs, ou que nous avons expérimentés nous-mêmes. Nous avons cherché à mettre en lumière les moyens thérapeutiques qui nous ont paru doués de l'efficacité la plus réelle : mais, il faut en convenir, le rhumatisme chronique est une affection que toutes lesressources de la médecine, dans la majorité des cas, ne parviennent pas à guérir.

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