‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 192 sur 232 · REIN GOUTTEUX · texte numérisé non relu

REIN GOUTTEUX

facilité ils peuvent être dissous et éliminés par les urines, et leur présence n'en a pas moins une haute importance pour déterminer la nature goutteuse de la néphrite albumineuse dans ce cas.

L'intoxication saturnine exerce-t elle une influence sur le développement de la goutte ?

Dans un travail lu en 1854 devant la Société médico-chirurgicale de Londres (1), M. le docteur Garrod avait fait ressortir comme une circonstance fort imprévue, et qm l'avait vivement frappé, qu'une bonne partie, un quart au moins, des sujets goutteux admis dans son service d'hôpital avaient éprouvé, antérieurement au développement de la goutte, une ou plusieurs des formes de l'intoxication saturnine, et exerçaient la profession de plombier ou de peintre en bâtiments. Une nouvelle série d'observations devait reproduire, a peu près dans les mêmes termes, ce résultat en apparence si singulier : sur un ensemble de 51 goutteux observés à l'hôpital ^Wniversity Collège, depuis 1854, M. Garrod n'a pas compte moins de 16 peintres ou plombiers ; et encore ce chiffre ne comprend-il pas les individus admis pour être traites d une affection saturnine, et dont plusieurs avaient eu la goutte. Inutile d'ajouter qu'il s'agit, dans tous ces cas, de la goutte articulaire la moins équivoque, et caractérisée, en particuher par l'existence d'un excès d'acide urique dans le sang.

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