MALADIES NERVEUSES DES VIEILLARDS
choses dont je ne saurais parler, dit la malade, sans verser des larmes. » — Chez AU... la cliorée est survenue dans les conditions suivantes : Son mari, ahéné, était à Bicètre depuis plusieurs années ; elle avait l'habitude d'aller lui rendre visite toutes les semaines, parce qu'elle l'aimait beaucoup. Un dimanche, en arrivant à l'hospice, elle apprend que son mari a été transféré en province. Elle en éprouva un vif chagrin et quelques jours après la chorée débutait.
Tout récemment, M. Gharcot a observé un cas de chorée chez un homme âgé. Elle s'est développée, il y a dix ans, dans les circonstances suivantes : Cet homme, qui est propriétaire, eut une violente discussion avec un de ses locataires ; deux heures après, la chorée débutait par les membres supérieurs. Elle se généralisa en quelques jours. Pendant deux années, les mouvements ont été si violents que tout sommeil était impossible. Aujourd'hui, ils sont moins forts, mais on observe, en outre, une anesthésie avec parésie du côté droit. L'emploi, à dose élevée, du bromure de j)otassmm, chez cet homme, n'a procuré qu'un peu d'amendement.
M. Charcot a insisté ensuite sur la nécessité de ne pas confondre la chorée vulgaire chez les vieillards, avec un autre état pathologique qu'on désigne quelquefois sous le nom de chorée séjiile et qui n'est autre chose que le tremblement sénile. ( Voir p. S76 ). M, Charcot fait voir plusieurs malades atteintes de ce tremblement et signale les différences qu'il y a entre la chorée vulgaire et le tremblement sénile (1).
1. Leçon résumée par Bourneville et publiée dans le Progrès médical, 1878, n° 10, p. 177.