Études sur la circulation, p
B. Lcurcl et Miliviô. — Sîir la fréquence du pouls chez les aliénés. Pari», 1832. — Gcist, op. cit., p. 85.
. 4. Von Barcnsprung,, in Canslatfs Jahresbericht, 1851. — Gcist, op. cit., p. 33.
MALADIES SPlîClAI.KS A LA VIEILLESSE 15
jouit d'une santé excellente ; elle présente dans l'aisselle une température de 37 degrés 2/5 ; dans le rectum, nous trouvons 38 degrés, ce qui est le maviraum de la température normale chez l'adulte. Ainsi, messieurs, si la vieillesse affaiblit la plupart de nos fonctions, elle est loin de les paralyser toutes ; et une observation rigoureuse nous montre que, sous de certains rapports, les organes du vieillard s'acquittent de leur tâche avec tout autant d'énergie que ceux de l'adulte.
Messieurs, l'aperçu qui précède nous a montré que les progrès de l'âge établissent, en vertu des modifications physiologiques, une différence profonde dans les phénomènes pathologiques. Nous aurons donc à étudier la question sous trois points de vue différents :
r II existe des maladies spéciales à la vieillesse, et qui se rattachent, en partie du moins, aux modifications générales survenues dans l'économie. Nous citerons, comme exemple: le marasme sénile, l'ostéomalacie sénile, l'atrophie sénile du cerveau, certaines altérations du sang (1), l'asystolie sénile, enfin l'athérome artériel dont l'étude constitue l'un des côtés les plus intéressants de la médecine des vieillards.
2" Parmi les maladies qui peuvent exister aux autres époques de la vie, il en est plusieurs qui, pendant l'âge sénile, présentent un caractère spécial; tel est, par exemple, la pneumonie lobaire, ce grand ennemi des vieillards, et l'une des principales causes de mortalité dans cet hospice. Nous reviendrons plus tard sur cette partie de la question.
1. La fréquence des coagulalions inlravasculaires cliez les vieillards sc>mlile 'Icmontrer ([u'il existe chez eux une tendance à Finopexie, et le purpura senilis n'échappe point à cette règle ; car il est probable que cette dernière aiïection
rattache, au moins fort souvent, à des ruptures spontanées des capillaires.