INTRODUCTION
LA MÉDEClJiE EMI'IUIQLE ET LA MÉDECIÎNE SCIENTIFIQUE PARALLÈLE ENTRE LES ANCIENS ET LES MODERNES.
Messieurs,
Le cours que nous inaugurons aujourd'hui est destiné à vous faire connaître les caractères généraux qui distinguent la pathologie des vieillards de celle des adultes, et à fixer votre attention sur quelques-unes des maladies qu'on rencontre plus spécialement dans les asiles consacrés à la vieillesse.
Nous nous astreindrons autant que possible à donner à nos leçons les allures méthodiques qui conviennent à tout enseignement théorique. Nous ne négligerons pas toutefois le côté clinique, et nous espérons bien pouvoir vous montrer, au ht du malade, quelques-uns des types qui auront servi de point d'appui à nos descriptions.
Vous connaissez maintenant l'objet de ces études ; nous pourrions entrer immédiatement en matière, car nous sommes de l'avis de Condillac, et nous pensons que les considérations générales sont mieux placées à la fin d'un cours qu'elles ne le sont au début. Mais il existe une tradition
If M(H.t Tlit> sr.lK.NTIKIUl K
!»• ir»* i-Ui^>iqut'. qui rK*e au pn)ft'ss«'ur l'oblif^a-
tioa dr ! Imil d'alKinl. d un«» mani^iv plus ou
mnknt < sur ocrlaiut'S qucslioiis foudauH'ulalcs.
H é'< qufiquf îmïiI»', sa |(n»ft'ssiou de loi scicu-
A «n, nous ne cn»>oiis |ms devoir nous
». - 'US ♦•nlr»*r toun«s:«'us«Mu«Mil dans
I , tir i«'Ui* làrlu' >ouv»mU iuyralf cl tou-
j, • ' !i un |MMi sur volri' inihiluonco
f\ . qij.' viMi* uou< a\tv. souvtMil lén
I! tin .'p «îtiM''*' |Miur aiu>i «lirr naliu'cl.
il .-l di' r«M*h«'n'lu'r. dans le
r. Mf la rullurt' sri«'i\lili(|nc.
■ l «-onuu«-ut «'llt's oui t'Ir rt'- % un av'«Mit ( hliqur. Or I tm
t rrUP voie, qu'à aucun»' t'jMXjUc finr\<'nui* siUH d»* sujuiMucs cl- |. iVuir ce qui concerne
nenl U n ' doit nous occu|ier ici.
ne les plus sloï(pies se Imni ' rhen-her k les relier enire
psf : dès rorijfiue. «»n voit les
\ |*lu> dr><» rapports sid>jeclifs des MM»; les «lonuées ein|>iri(jnes ^ , -.M», sont nipprocliées. éprou-
. jMiur en fain* sortir des tliéo« I 11 \ a là. il faut bien le reconu^ii, . uu. •• de 1 . -prit Inuiuùn. e| il stMuhle,
nnvmnt une rvj.i. --ion réli^lin- d.- kanl. «pie nos pensées
InlrvdMtiMM M Ihriiommtiir encyi lniu^diqiie des scietnrs
doiv.'iil sr foiidri' dans «•<• iii.mU- iiniforme. CV>1 ce qu'a
pairail.'iu.'iit nToiimi lui-niAiiif fondatHiir de la |ihil.»*ophie posiliw. aiiqiu'l on n.' ivprfKh.Ta pa- !*an5 dtHilr d'avoir oiivctf la voir aux li\pi»lli«'^«-' lor^qu il a
si uiK- llu'uri.' doit ••In- .'\rliJ!*iv»*m»*nl l -nr ub-
servatioiis. il faut d.- tuiil." u Mn» tfuidf par uiw
llii'orit' pour s<' livnT à l'oh^tTvalioii d iin»- ni fnir-
Mais on pt'iil di^^linirufr UMil»'foi«. à ri " i. J»^ Ih— .m. réels (]<• notre inlelli^eiire dfs e\.( «l** U>ul jr^orr
auNipielles les esprits s\'*lénialiqiH'«
On conçoit en effet l existenr»* d'un»* m
s'appuyanl rigonn'U''»*nienl «ur I»** fail«. ru»-
lence d nne in«'tluMle d'observation m- IpimiU «•
|)ossil)le des spéculations prenialnnM>« ; #»l il d«* -
jtiir conséipient. (pie de reclien'IuT Mir qu»*! i
luélliodes peuvent «^e renrontnT.
Messieurs, du point de vue où n crovons reconnallre une différi'ni'e lapu.tK < uir» niédecine »'t la médecine niodem**. I niancpié des éléments nér»'s!».'Mrt«» k \ < positive, ei ( "est pounpioi les nonihn a faites ilaus celte direction devaient modernes, au contraire. jMiss^dfMil «pi- -ju — unriau\ (pii devront ?»'rvir à cette c«>n«lnicti4tn : mai» » surtout. — prolilant îles erreurs coninn*«"« par leur ciers. — ipiels chemins doivent r«'!«l»»r fenn»'^ h la lion, et (pielles voies. <ui contrainv • }»»*ul |tar«'<' . crainte de s egarer.
(i'esl il développer celte thèse que nou«* nous atla* dans le cours de cette leçon : mais il n(»us faut Ion' indiquer en quel point de I histoire finit l'anrit-nne i... pour l'aire place à In médecine nouvelle.