‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 40 sur 232 · JO TEMPÉRATURE DANS LES CAS MORTELS · texte numérisé non relu

JO TEMPÉRATURE DANS LES CAS MORTELS

s'accompagner des symptômes plus ou moins inquiétants du collapsus, qui le signalent assez souvent dans un âge moins avancé.

La défervescence, chez plusieurs sujets, est le signal des phénomènes critiques qui doivent juger la maladie ; on les voit se produire soit au moment même où la température s'abaisse, soit un peu plus tard ; ce dernier cas est le plus fréquent (voir la figure 10) (1). Sous ce rapport, il n'existe aucune différence réelle entre le vieillard et l'adulte ; seulement les crises sudorales, si fréquentes pendant l'âge moyen de la vie, s'observent assez rarement dans la vieillesse ; la diarrhée critique, au contraire, est un phénomène assez habituel. Vous pouvez suivre sur les tracés qui ont été mis sous vos yeux les phénomènes de la défervescence chez l'enfant, l'adulte et le vieillard, et reconnaître qu'ils s'accomplissent à toutes les époques de la vie d'après des lois identiques.

Nous ne nous sommes occupés jusqu'ici que des cas qui se terminent par la guérison ; quand la maladie doit avoir une issue funeste, la température, qui jusque-là s'était maintenue dans les limites ordinaires, s'élève tout à coup dans l'espace d'un jour, ou seulement de quelques heures, d'un et parfois de deux degrés. C'est dans ces circonstances que survient habituellement la mort chez l'adulte, dans la pneumonie lobaire ; il en est de même chez le vieillard dans la grande majorité des cas ; mais on observe assez fréquemment chez lui un mode de terminaison qui paraît être exceptionnel dans l'âge moyen de la vie : au lieu de s'élever, la température s'abaisse progressivement pendant un jour ou deux jusqu'à atteindre 38 degrés ou même 37° 1/2, au moment de la terminaison fatale. Et cette défervescence de mauvais aloi s'observe non seulement dans les cas oii les

1. Consultez à cet égard le lemarquable travail de Traube : Veher Krisen, und Kritische Tage. Berlin, 1858.

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