‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 51 sur 232 · NÉPHRITE GOUTTEUSE · texte numérisé non relu

NÉPHRITE GOUTTEUSE

M. Rayer sous le nom de néphriLe gouLLeuse; on pourrait Vni^- ^elevlagravelle du rein. Elle présente les caractères de lu néphrite chronique interstitielle ; mais elle est surtout caractérisée par des infarctus de sable, d'acide urique, quelquefois à l'état cristallin : il peut exister aussi des graviers plus volumineux. Ces dépôts se rencontrent: Ta la surface du rein, et dans l'épaisseur de la substance corticale ; 2" dans les mamelons et les papilles; 3° dans les calices et les bassinets; en général, les concrétions sont plus volumineuses sur ce dernier point. On peut d'ailleurs rencontrer ces altérations en dehors de la goutte articulaire; mais il est incontestable qu'elles sont très-communes dans cette maladie.

En second lieu, nous rencontrons la néphrite goutteuse proprement dite : c'est le rem goutteux des auteurs anglais. Signalée par M. de Castelnau en 1843, elle a été bien décrite par Todd et Garrod. Elle se caractérise anatomiquement :

a. Par des infarctus d'urate de soude, sous forme de traînées blanchâtres {lohite streahs) ; on les rencontre dans "la substance tubuleuse (jamais dans la substance corticale), et quelquefois dans les mamelons; ils se présentent, au microscope, sous forme d'aiguilles cristallines; qui siégeraient, d'après Garrod, dans l'intervalle des tubes urinifères. Mais nous croyons avoir demandé qu'ils ont leur point de départ dans la cavité même des tubes urinifères, qu'ils obstruent (1)

h. Par des altérations concomitantes du rein, qui correspondent aux lésions ordinaires de la maladie de Bright.

Il existe d'abord une néphrite parenchymateuse(2) qui peut se montrer à deux degrés différents. Au premier degré, le rein conserve son volume ordinaire ; mais la substance

1. Chîircot et Cornil. —Mém. de la Soc. de hiol. 1864. (V. ccMém. plus loin.)

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