‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource] (volume 5)Chapitre 63 sur 232 · O'Reilly. — American Medic. Times, p · texte numérisé non relu

O'Reilly. — American Medic. Times, p

6. Carmichael, loc. cit. — Rayer. Communication uvale. — Marchai, loc, cit., p. 39.

.UI'K(;TI()>'S IM'KllCLUUEiNrES DANS L\ GOUTTE

Nous allons parler maintenant des affections intercurrentes clans la goutte.

Il ne s'agit plus ici cratfections subordonnées à la diatlièse goutteuse, mais bien des complications qui peuvent survenir dans le cours de la maladie. Comment les affections intercurrentes sont-elles modifiées par la goutte ? On peut, à cet égard, établir un parallèle entre la maladie de Bright, le diabète et l'affection qui nous occupe en ce moment. En etïet, le traumatisme dans la goutte a des conséquences que nous venons de sigualer. Voilà déjà un point de contact entre ces trois affections. Les plilegmasies, d'après Prout (1), prennent souvent un caractère adynamique chez les goutteux, surtout lorsqu'ils sont strumeux et obèses: c'est ainsi que finissent, dit-il, la plupart d'entre eux. 11 y a là un ra})procliement nouveau à établir avec l'albuminurie et le diabète. Le typhus présente, chez les goutteux, une gravité exceptionnelle ; il serait constamment mortel, d'après Schmidtmann et Murchi-

1. Ge pasiiigc ;i soiivoiil élé cilé clans le cours de nos leçons. Nous niions le rapporter texliiellenicnl :

Il nest point rare de rencontrer cette coïncidence (gravelle inique et diaijète) clies des g-ens obèses, d'un Age niùr. d'un tempérament à la l'ois goutteux et âlruineux; elle doit toujours inspirer d'assez vives inquiétudes au médecin. .T"ai constaté que de tels sujets succondjent, en g-énéral, à quelque intlanimation viscérale, aussi soudaine ([ue violente, ([ui prend rapidement le type adynamique. Ils paraissent exjjosés, d'ailleurs, aux Tonnes graves de l'érysipclc et aux phlegmons ditîus. Au reste, dans la plupart des cas dans lesquels j'ai vu se terminer l'atalement des inflammations diffuses, soit spontanées, soit provoquées par de simples pi([ùres, il s'agissait d'individus dont l'urine contenait de temps en temps du sucre, el laissait déposer du sable uri([ue et des graviers. ■ IVnud. SIdiikic/i (ind rciiiil d iseases. iSiS, p. 211.)

CuAiu'.oT. T. A ir. CMiivr. conipl. Malad . des VioUUirds. S

114 AFFECTIONS INTEIlCUHHlilNTES DANS LA (lOUTTE

son (1), La syphilis, d'après Wells., est très grave chez les sujets atteints de goutte. Elle prend volontiers le caractère scorbutique (2).

Ces accidents, propres aux goutteux cachectiques, s'expliqueraient, selon Garrod (3), par l'imperméabilité du rein. Une métamorphose rapide des tissus exige souvent une élimination énorme, qui ne peut pas avoir lieu quand l'excrétion rénale est insuffisante. Mais il est probable que le problème est plus complexe que l'auteur anglais ne paraît le supposer ; la crase du sang doit y jouer un grand rôle. On peut affirmer, du moins, que sous l'empire d'une pareille diathèse les phénomènes mécaniques, physiques et chimiques de la vie doivent s'accomplir avec bien plus de difficulté que dans l'état normal.

Mais lorsqu'il n'existe point de cachexie, la terminaison de ces maladies est loin d'être aussi funeste et les choses se passent à peu près comme dans les conditions ordinaires. Il faut remarquer, cependant, que les accidents inflammatoires réveillent presque toujours la prédisposition goutteuse et font apparaître les accès. Nous avons déjà signalé les effets du traumatisme h cet égard. Relativement aux phlegmasies, on peut distinguer trois cas :

1° L'affection intercurrente (pneumonie, pleurésie, angine, érysipèle) dure un temps plus ou moins long, puis la goutte éclate. Scudamore et Day (4) en ont rapporté des exemples.

1. « La diathèse goutteuse, en raison de son association l'réqncnle avec les » affections du rein, est une complication très grave du lyplnis. Je n'ai jamais » vu de sujets goullcux être atteints de typhus et guérir. « (Mnrchison. A Ircatlse on conlimied fevers, etc. London, 1862, p. 227. - « Phiries arthnlidem animaduerti cum febre piitvkla fœderatam at Uthali seinper cum evenlu . Schmidtmann. Obser., t. III, p. 379.)

2. Sp. Wells. — PmcHcal observations on Goul, cl -. Loiulou. 1854, p. 87.

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