‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 113 sur 213 · Soc. de Biolofjie, 1871, p · texte numérisé non relu

Soc. de Biolofjie, 1871, p

"2. JoftVoy. — De la pachyméningite cervicale liyperlrophiquc {d'origine spontanée). Paris, 1873.

272 ANATOMIB PATHOLOGIQUE

L'altération de la dure-mère est le fait primitif, et c'est la pachyméning-ite cervicale qui, seule, nous occupe ici; mais, plus tard, la moelle elle-même d'un côté, et d'autre part les nerfs périphériques, qui émanent du renflement cervico-brachial, sont pris à leur tour.

Il est probable que ce n'est point là une maladie rare. Selon toute vraisemblance, les faits publiés autrefois par Laennec, Andral, Hutin, sous le nom d'hypertrophie de la moelle épiniere, appartiennent à la pachyméningite cervicale. C'est

Fîg. 25.— CouiJi transversale pratiquée à la jjarlie moyenne du renflement cervical de la moelle épiniere, de A. Castala (Pacliyméningite cervicale liypertrophique, thèse de M. Jotïroy, lac. cit.).

"a, Dure-mère liypertr(3pliiée. — B, Racines nerveuses traversant les méninges épaissies. — C, Pie-raèi-e confondue avec la dure-mère. — D, Lésions de la myélite chronique. — E, Coupe des deux canaux de formation nouvelle creusée dans la substance grise.

que, en effet, quand on ouvre, dans un cas de ce genre, le canal rachidien, on est frappé de voir la moelle, au niveau du renflement brachial, se présenter sous l'aspect d'une tumeur allongée, fusiforme, occupant une hauteur de 6 à 7 centimètres et assez volumineuse pour remplir par conséquent et d'une façon complète le canal osseux.

Mais, en réalité, ce n'est pas une véritable hypertrophie de la moelle qu'on a sous les yeux; car, sur les coupes transversales, convenablement pratiquées {Fig. 25\ on reconnaît

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