‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 170 sur 213 · Ibid., Bd. VI., 4« fig., S · texte numérisé non relu

Ibid., Bd. VI., 4« fig., S

ATROPHIE MUSCULAIRE PROTOPATHIQUB

Note sur un cas d'atrophie musculaire progressive spinale protopathique (type Duchenne-Aran); par J.-M. Charcot'.

(Voyez : Leçon XI, p. 212.)

On retrouvera les principaux caractères cliniques qui permettent de reconnaître pendant la vie l'atrophie musculaire protopathique, réunis dans l'observation qu'on va lire et qui est un exemple remarquable de cette forme de l'amyotrophie chronique. Ici, du reste, le diagnostic, confirmé plus tard par l'examen anatomique, avait été porté durant la vie de la malade.

Laure W... fut admise à la Salpêtrière le 19 mars. Elle était atteinte d'atrophie musculaire progressive, dont elle avait éprouvé les premiers symptômes en 1862, à [l'âge de 37 ans environ .

L'histoire des antécédents de la malade ne fournit que des renseignements négatifs : aucun des membres de sa famille n'a été atteint d'atrophie musculaire; elle-même n'a jamais eu d'autre maladie que les fièvres éruptives de l'enfance, enfin elle a toute sa vie été couturière et n'a jamais ni éprouvé de privations, ni habité de logement insalubre.

Un certain afîaiblissement progressif, ne s'accompagnant d'aucun trouble de la sensibilité, marqua pour les membres supérieurs le début des accidents. Bientôt après l'atrophie s'empara des muscles de la main gauche, puis six mois plus tard environ, la droite fut envahie à son tour. A partir de cette époque, la maladie suivit son cours d'une façon! régulière et lente, occupant l'un après l'autre et de bas en haut les divers segments des membres supérieurs, évoluant toutefois beaucoup plus rapidement dans le côté droit que dans le côté gauche. On

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