ALTÉRATIONS DE LA MOELLE
En somme, nous retrouvons là des caractères qui se rencontrent dans certains cas de myélite transverse primitive subaig-uë ou chronique.
Mais, les lésions spinales, dans la compression lente, ne restent pas confinées au point comprimé; elles s'étendent suivant des lois bien connues depuis les travaux de Tûrck, au-dessus et au-dessous de ce point, le long de certains faisceaux de la moelle : au-dessus, elles intéressent les cordons postérieurs et au-dessous les cordons latéraux. Enfin, la lésion ne porte que sur une moitié latérale de la moelle, si la compression est elle-même hémilatérale.
Ces lésions secondaires sont-elles d'abord purement passives, analog-ues à celle que détermine la section d'un nerf? Je ne saurais le dire. Toujours est-il qu'elles se montrent, ainsi que je l'ai fait voir, dans les cas de myélite primitive, c est-àdire là où la compression ne peut guère être invoquée. Toujours est-il aussi, — et c'est là une particularité importante, — que, à un moment donné, les lésions en question se présentent dans les cordons envahis avec tous les caractères de la sclérose interstitielle. Il ne s'agit donc pas seulement d'une dégénération ascendante et descendante dans l'acception rigoureuse du mot, mais d'une véritable sclérose ou myélite scléreuse fasciculée consécutive.
Myélite transverse avec sclérose consécutive ascendante et descendante, tels sont. Messieurs, en résumé, les effets pour ainsi dire nécessaires de la compression lente de la moelle, soit qu'il s'agisse du mal de Pott, du cancer, de tumeurs de' tout genre, ou même encore de tumeurs intra-spinales.
Une question se présente ici : La désorganisation si accusée, dont il a été question plus haut, est-elle au-dessus des