‹ Œuvres complètes de J.M. Charcot [electronic resource]Chapitre 51 sur 213 · TROUBLES MOTEURS · texte numérisé non relu

TROUBLES MOTEURS

dans les membres paralysés, des secousses, des crampes, une rigidité temporaire des masses musculaires, autant de symptômes qui relèvent encore de la lésion des cordons latéraux, mais qui indiquent déjà qu'une cause d'excitation a élu domicile dans ses faisceaux. Ce sont là, en somme, les premiers symptômes qu'on puisse rapporter à la myélite descendante des cordons latéraux.

C. Enfin survient la contracture ijenmanente des membres qui ne manque à peu près jamais d'exister à une certaine époque de la maladie qui paraît devoir être rattachée, elle aussi, à la lésion scléreuse que présentent les cordons latéraux dans le segment inférieur de la moelle. Il est de règle que cette contractui-e impose d'abord pendant quelque temps aux membres paralysés l'attitude de l'extension; mais tôt ou tard, en général, survient au contraire, l'attitude de la flexion forcée.

D. A cette phase de la maladie, sous l'action combinée de la suppression de l'influence modératrice du cerveau et probablement aussi par le fait de l'irritation dont la substance grise k son tour devient le siège, les propriétés réflexes s'exaltent dans le segment inférieur de la moelle. Alors on voit les membres paralysés se soulever et entrer en convulsion aux moindres attouchements ou encore quand le malade urine ou va à la selle.

Je n'insiste pas sur ces troubles de la motilité qui sont aujourd'hui de connaissance vulgaire. Je me bornerai à vous faire remarquer que l'intensité de la contracture permanente des membres; et surtout de la contracture avec flexion est en général plus prononcée dans la myélite par compression lente qu'elle ne l'est dans la myélite spontanée.

Il en est de même de l'exaltation des propriétés réflexes de

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