ALTÉRATIONS SECONDAIRES
muscles. Pour le moment, je me bornerai aux considérations suivantes qui concernent plus particulièrement la paralysie infantile.
Relativement à notre première conclusion, il suffira de faire remarquer qu'elle trouve sa confirmation dans tous les faits, actuellement en assez grand nombre, qui ont été recueillis depuis la publication de notre travail. Ainsi la lésion des cellules motrices se trouve expressément signalée dans une observation de MM. Parrot et Jofîroy, où il s'agit d'un enfant chez lequel la maladie remontait à peine à une année dans un fait recueilli par M. Vulpian à la Salpêtrière^; dans deux autres cas, enfin, observés à l'hôpital des enfants, par M. Damaschino et dont je ne connais encore les détails que par la communication qui m'en a été faite par M. Duchenne (de Boulogne) ^ Enfin, cette même lésion existait de la manière la plus nette dans trois nouveaux faits recueillis tout récemment dans mon service, et dont l'anatomie a été poursuivie avec le plus grand soin par mes élèves, MM. Michaud et Pierrot. Ces faits nouveaux, joints aux faits anciens, constituent incontestablement un ensemble assez imposant, si l'on considère surtout que, jusqu'à ce jour, il n'a été relaté aucun cas contradictoire de quelque valeur. Les cas qui nous ont été opposés datent tous d'une époque où les procédés d'investigation appliqués à l'étude anatomique de la moelle n'avaient pas atteint le degré de perfection qu'ils possèdent aujourd'hui, et d'ailleurs aucun de ces faits ne porte ce caractère de précision qu'on est en droit d'exiger actuellement dans les observations de ce genre.