‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 1067 sur 1121 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

ARMAND, MADAME DE VERSAC, sortant du bureau à gauche. -

madame de versac. Concevez-vous m on malheur? le ministre qui n i pe it p s nous recevoir a ijotird nui; il n'a accordé d'audiences particulières qu'a doux ou

LE SOLLICITEUR

trois personnes dont je viens de voir les noms inscrits; un général, une duchesse, et un M. de La Ribardière que je ne connais point.

arjiand. Notre chef de division est désolé de ce contre -temps.

madame de versac. Et moi j'en suis d'une humeur... Malheur aux personnes qui me feront la cour aujourd'hui!

ARMAND. Je vois qu'il ne faudrait pas vous demander d'audience particulière.

madame de versac. Non, certainement. Le ministre a des caprices, tout le monde s'en ressentira. Comment! pas d'audience avant huit jours!

armand. 11 faut espérer qu'une autre fois...

madame de versac. Et si un auti e vous prévient, s'il obtient la place malgré vos droits... Vous voyez bien que si l'on accuse les grands d'injust.ee, on n'a pas toujours tort.

armand. On ne peut cependant pas répondre à tout le monde.

madame de versac. Si, Monsieur; et si jamais je suis ministre, on verra.

armand. C'est différent. Je vous trouve déjà un air ministériel tout à fait impos nt; et dans le cas de votre nomination, je vous prie de ne point oublier ma pétition.

madame de versac. La voilà, cette maudite pétition que je n'ai pu présenter! Mais je pense maintenant à cet original qui voulait à toute force m'offrir son bras. Je commence à le plaindre, depuis que je sais combien il est désagréable de rester à la porte.

armand. Lui"? il n'y restera pas; il finira par entrer. Il y réussira peut-être plutôt que vous.

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