‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 201 sur 1121 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ainsi que je l'ai dit, les jeunes commis-marchands de la capitale s'étaient crus offensés par la scène de M. Calicot, dans le Combat des Montagnes Ils prétendaient que c'était outrager le commerce, ce qui n'avait jamais été dans nos intentions, et chaque soir ils se rendaient en masse au théâtre pour empêcher que la pièce ne fût donnée. D'un autre côté, l'autorité exigeait que les représentations fussent continuées ; de là des combats, des arrestations ; et la guerre qui avait commencé par des chansons allait

finir par la police correctionnelle. Pour mettre un terme à un scandale dont nous étions plus affligés que personne, pour calmer l'irritation des esprits, et pour amener la paix sans la demander, nous composâmes la pièce qu'on va lire, qui obtint beaucoup de succès, et qui produisit le résultat que nous désirions. La paix fut signée entre les puissances belligérantes, et, contre l'ordinaire des traités passés entre souverains, la bonne intelligence a toujours duré depuis ce temps entre le théâtre des Variétés et les commis-marchands, qui en sont demeurés les:fidèles alliés et les plus fermes soutiens.

BERNARD LEROND, commerçant.

M. DUTOUPET, artiste coiffeur.

VERNISSAC, auteur gascon.

M. GOBIN, bossu.

MADAME GOBIN, sa femme.

LEGRAND, souffleur du théâtre.

MOKA, garçon de café.

UN JOKEY anglais.

LA LIMONADIERE.

Plusieurs personnes qui sont à la queue ou dans l'intérieur du café

La scène se passe au café des Variétés (1 ) .

Le théâtre représente l'intérieur du café ; on voit dans le fond, à gauche, les dernières personnes de la queue qui se pressent

sous le vestibule.

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