Scène il
CHRISTINE, GOELHER, KOLLER.
c.irusTiNE. Parez, colonel; qu'y a-t-il?
k illf.r. Que l'insurrection que l'on croyait apaisée recommence avec plus de force que jamiis.
Christine, a Gœlher. Vous le voyez... (AKoller.) Et comin 'lit cela?
kiii.ler. On accuse la cour, qui avait promis la liberté de B irkenstaff, de l'avoir fait disparaître pour s'exempter de tenir cette promisse.
coelher. Eh ! unis ce ne serait pas déjà si maladroit !
Christine. Y p jnsez-vous? (Elit court à la croisée, qu'elle ouvre, et regarde, ainsi que Gœllwr.)
KOLLER, à part, et seul sur le devant. En attendant, nous en avons profité pour soulever le peuple. Hermin et Christian, mes deux émissaires, se sont ch ir^és de ce s >in, et j'espère que lu reine-mère sera contente. Nous voilà sûrs de réussir sans qu: ce maudit com'.e de Ruitzaii y soit pour rien.
BERTRAND ET RATON
EABTH.E, fleurant. Mon Mi, iuo-i pauvre enfant. — Aeli 4, sC;nt -.
Christine, regardant à la fenêtre. Voyez, voyez là-bas! la foule se grossit et s'augmente, ils entourent le palais, dont on vient de fermer les portes.,. Ah ! cela me fait peur! [Elle referme ta fenêtre.)
gcelhër. C'est-à-dire que c'est inouï... Et vous, colonel, vous restez là?
koller. Je viens prendre les ordres du conseil, qui m'a fait appeler, et j'attends.
coELHr.R. Mais c'e^t qu'on devrait se bâter... La reine et toutes ers dames vont èlre effrayées, j'en suis certain... et l'on ne pense à rien... on devrait prendre des mesures.
Christine. Et lesquelles.?
GOELiïER, troublé. Lesquelles?.. Il doit y en avoir... il est impossible qu'il n'y m ait pas!
Christine. Mais enfin, vous, Monsieur, que feriez-vous?
coelher, perdant la tête. Moi!.. Écoutez donc... vous me demandez là à l'improviste... Je ne sais pas.
Christine. Mais vous disiez tout à l'heure...
goelher. Certainement... si j'étais ministre... mais je ne le suis pas... je ne le suis pas encore... cela ne me regarde pas ; et il est inconcevable que les gens qui sont à la tète des affaires, des gens qui devraient gouverner... Que diable!
LAGNYï — Imprimerie de YiiHT cLCie. — V' 3 — ■
dans ce cas-là, on ne s'en mêle pas... Voilà mon avis... c'est le seul, et si j'étais de la reine, je leur apprendrais...