‹ Å’uvres illustrées (volume 2)Chapitre 301 sur 1121 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

EDMOND, CÉSARINE; ZOÉ, ouvrant vivement la porte. zoé. Qu'est-ce? qu'y a-t-il?

césarine, à Zoé. Monsieur, qui me demande la main d'Agathe, ma belle-fille!

zoé. Mon Dieu !

césarine, regardant Zoé. Qu'il aime... qu'il adore... depuis longtemps...

edmond. Oui, je n'ai jamais aimé qu'elle!

zoé. Y pensez-vous? (Elle veut passer près d'Edmond et Césarine la retient par la main.)

edmond, vivement. Oh ! je lui ai tout dit, tout avoué. Elle est si bonne, si généreuse ! elle m'a promis son appui.

césarine. Certainement ; trop heureuse de vous protéger, de vous servir... (Elle va à la cheminée et sonne vivement.)

zoé. De vous servir... vous!

edmond, à Zoé. Eh'! oui, vraiment... vous l'entendez!., je n'ai maintenant que des amis.

césarine. Mes chevaux à l'instant! il faut que je sorte!

edmond, passant près de Césarine. Ah ! Madame, que de reconnaissance !

césarine. Oui, oui, comptez sur moi tous les deux ! je vous le promets, je vous le jure. A bientôt, Zoé; nous nous reverrons!

edmond. Je cours chez M. de Miremont.

césarine. Et moi, chez le ministre... il sera temps encore... je l'espère. (Elle sort par la porte à gauche.)

edmond, entrant chez M. de Miremont, à droite. Ah! je suis sauvé!

zoé, sortant par la porte du fond. Il est perdu!

FIN DU QUATRIÈME ACTE

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